Orthez 2016 Dimanche 24 juillet Toros de Hoyo de la Gitana

Origine Santa Coloma – GRACILILIANO

pour Domingo Lopez CHAVEZ, Alberto Aguilar, Emilio de Justo

Le chef de lidia fut, en tous points, remarquable, présent dans tous les tercios. La présentation des toros était assez inégale, les cornes posèrent parfois question (3ème) mais dans l’ensemble leur trapio fut remarquable. Le comportememt au cheval plus que satisfaisant, les piques étant très souvent poussées (15 rencontres).

Arènes aux 4/5. Une partie du public doit consulter le code taurin et surtout pour certains respecter les matadors qui jouent leur vie. La tauromachie n’est pas un match de foot et la ola n’a rien à faire dans une arène lorsque le matador est en difficulté.

Après ces propos critiques, essayons de voir les aspects positifs de cette course. Les trois matadors ont donné le maximum de leurs capacités actuelles et pour cela qu’ils en soient remerciés.

Domingo Lopez Chavez hérita d’un premier Hoyo au trapio correct. Son comportement au cheval fut brave comme tous ses frères mais ensuite il s’éteignit et à la muleta, le chef de lidia ne put que gérer et tuer de quelques pinchazos. Silence.

Au 4ème, Domingo s’arrima et dessina quelques derechazos et naturelles très convenables. Malheureusement l’épée n’a pas confirmé le travail précédent. Silence.

Alberto Aguilar : ce matador aime le combat. Lors de son 1er toro il fournit une lidia correcte qui lui permit de saluer.

Au 5ème Hoyo il prit les choses en main, mais il eut le tort de refuser la 4ème pique qui eût permis à l’animal de baisser la tête au 3ème tiers. Il est rare de voir un toro refuser la cape et être à l’affut de tous les mouvements du callejon où beaucoup trop de monde était présent ! Panique dans le ruedo. Néanmoins Alberto dessina une faena des deux côtés tout à fait correcte. Hélas, après un tiers d’épée, le toro ayant la tête trop haute, il ne put descabeller et c’est là que certains, dans le public, tombèrent dans une attitude ignoble ! Quelques applaudissements de la part des connaisseurs.

Emilio de Justo hérita des deux meilleurs. Son travail correct à la cape et à la muleta lui permit d’obtenir justement une oreille à son premier.

Le 6ème, le plus noble et le moins brave (il sortit seul de la 2ème pique) a mis en valeur son envie et sa joie de toréer. Après une « mete y saca » et une entière, il obtint une oreille, peut-être pas majoritaire, mais peu importe. La course se terminait sur une note positive.

Certains, parmi le public, se retiraient pour la buvette mais la plupart ne se rendaient pas compte qu’avec ce comportement, ils pouvaient être aussi néfates que les anti-corridas ! On doit avoir de la retenue envers les matadors, surtout lorsqu’ils affrontent les toros de ce type. Il faut réfléchir avant d’affirmer : « A mal nommer les choses on ajoute au malheur du monde » A.Camus.