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Peraza Dax Septembre 2021

Pedraza de Yeltes, Dax, corrida de Septembre.

Moi, J’attendais Madeleine…

La déception est bien moins pénible quand on ne s'est point d'avance promis le succès.

Sénèque avait raison.

Hélas, pour la seconde fois l’espérance tant attendue d’une corrida forte, enlevée, puissante, emportant tout sur son passage, et semblable à celles des années 15 (2014, 2015, 2016) a été trahie.

Le ruisseau de Yeltes est tari, trop de monde le pompe, l’assèche.

 Il ne charrie plus les grosses pierres rondes et dangereuses qui emportent tout sur leur passage. Quelques galets, a peine, rebondissent donnant l’illusion que la puissance est la même, je t’en fiche moi, c’est petit bras, menteur et compagnie, de faux miracles.

Pedraza c’est Janus.

 La face riante du Moun, un torrent debout.

Celle grimaçante de Dax, un vulgaire ruisseau boueux.

Ou sont passés les Aldeanueva ?

Pourquoi un lot provenant du même Semental ?

Les Jose Ignacio ont-ils vendus trop de toros partout ?

Ont-ils vendu en même temps que leurs toros aussi l’âme qui faisait leur charme, le côté bohème de l’élevage, pour inonder le marché tant demandeur, dans un marchandising effréné, ou le grain n’est plus séparé de l’ivraie ?

Tant de questions ?

L’illusion est parfaite, ça brille au doigt, mais ça n’est pas du diamant, c’est Johnny Depp dans ‘’Donnie Brasco’’, disant a De Niro que son diamant n’est pas un vrai, juste un ‘’Fugazi’’, une fausse pierre, un faux diamant.

Ça a la couleur de l’alcool, le gout de l’alcool, mais ça n’est pas de l’alcool.

Ce lot, c’est le Canada Dry de ceux des années passées, plus de trois saisons que l’on répète que l’élevage a entamé une lente descente, entrevue à Dax, en septembre dernier, et confirmée ce weekend passé malheureusement aussi à Dax.

José Ignacio et José Ignacio ont-ils conscience de cela ? S’arc-boutent-t-ils sur la course de Mont de Marsan ?

En sont-ils à racler les fonds de tiroir ?

Pire ont-ils tué le père, en présentant ce lot, fade, en partie décasté,’’ soso’’, à ceux qui les ont mis au monde tauromachiquement parlant ?

Des questions, une immense déception, bien sur Morenito de Aranda fut pro, avec les hauts et les bas habituels, sur courant alternatif, comme toujours.

Bien sûr Gomez Del Pilar, qui laisse entrevoir des capacités à découvrir, sa présentation Dacquoise, avec l’envie, mais un âne même peint de rayures ne fait pas un zèbre, vas jouer du piano quand il est totalement désaccordé.

Bien sûr des sifflets pour la première fois pour Dufau sur ses terres, bien sûr…

C’est une petite mélodie fade et acre qui resonne en ce soir de septembre.

‘’Moi j’attendais Madeleine, mais j’ai jeté mes Lilas’’

 Chantait le grand Jacques.

 

CHF