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Petite Conne

Ce matin, je lisais un envoi que l'on m'a fait d'une jeune fille qui pleurnichait parce que elle, et ses deux copines sont convoquées au commissariat de Dax, elles lançaient un appel au CRAC pour que celui-ci les aide...elles ne comprenaient pas le pourquoi du comment?

Ainsi, j'ai ressorti le premier de mes trois volets (celui-ci écrit juste après la tentative d'incendie de la maison d'André Viard) je ne résiste pas à vous le soumettre de nouveau tellement il et d'actualités...

 

 

Chère petite conne,

je t'ai rencontrée à Béziers un matin de Novillada, tu me traitais de SS pendant que l'un de tes camarades faisait le signe d'égorger le cou avec son pouce à un jeune novillero qui venait se jouer la vie et passait en voiture...

Je t'avais trouvé mignonne (dans le sens ou tu aurais pu être ma fille) et donc faisant preuve de patience j'essayais de t'expliquer le nazisme dont des membres de ma famille ont subi les foudres à tulle, pendus par ceux auxquels tu cherchais à m'assimiler...et je t'expliquais calmement que tu pouvais revendiquer en sérénité (Ah.....l'apanage de l'âge) au lieu de vociférer des insanités, je t'avais fait rosir, et je me souviens de la petite veine bleue qui battait sur ta tempe, finalement tu étais toro, crachant, bavant, et fumant d'une colère qui t'aveuglait...et tu répétais des non sens et des contre vérités comme on te les avais doucettement mais sûrement imprimés dans ta petite cervelle juste pubère....j'aurais été plus jeune sans doute aurais je été plus sensible à ton investissement (et tes jolis yeux bleus), dans une cause que tu estimais juste, et j'aurais tenté (mais après la novillada) de t'expliquer tout bien pourquoi, et comment la corrida, le toro, et les hommes et leur vie qui s'enfuit....je t'aurais parlé du temps qui passe comme le sable entre les doigts que l'on serre mais que l'on ne retient pas et pourquoi il nous fallait mourir pour vivre de nouveau, la résurrection étant la base même de notre vie, ou notre mort devrais je dire....je t'aurais expliqué, que je suis mort cent fois et que je suis revenu cent fois comme tout homme, je t'aurais expliqué que l'on ne peut clamer des insanités en accusant les gens en faisant toi même ce que tu leur reproche, faisant preuve de tant d'intolérance, et je t'aurais aussi expliqué que l'insulte suprême dont tu m'avais affublé, à savoir SS ne me collait pas à la peau puisque je n'ai jamais attenté à la vie de qui que ce soit, sinon à la mienne en lui donnant un sens.....et un métier qui a permis d'en sauver tant....

Aujourd'hui, certains de tes amis, petite conne, on foutu le feu à des saloperies, pour brûler une maison et attenter à la vie d'une famille...comme ça par haine, et dégoût, par endoctrinement, en ramenant l'être humain, que tu es, petite conne, à un bout de carton, de papier ou de charbon...je ne sais pas ou tu es aujourd'hui, et si tu t'es trouvé une autre bataille, plus noble et plus vraie, mais pour le cas ou tu me lirais, et que tu continue ce chemin haineux ou l'on te pousse, saches que ce qu'ont fait ceux qui partagent tes idées, les SS le faisaient par le passé, dans des camps, en brûlant sans autre forme de procès et après les avoir gazés, des milliers de personnes, ravalés au reniement de l'être humain, parce que ils ne pensaient pas, ne vivaient pas, ou n'étaient pas de la même "famille"....alors petite conne, j'espère que si ta petite veine bleue palpite, et que tu rosis encore, ce sera pour insulter les cons qui ont fait ça au nom de je ne sais quelle cause....chez vous là bas, ou sous le baguenaudage et le folklore (les filles à poil...les peintures, les propos haineux etc...) là bas ou à force les esprits faibles s'investissent de missions "divines" je suis sûr que tu es choquée par le massacre Norvégien...si c'est le cas, petite conne, alors fais preuve d'esprit libre, de prise de conscience et parles en autour de toi à celles et ceux qui bien plus mûrs, vous manipulent, et signent quand ils ne défilent pas, les sentences qui mènent au bûcher.

Au revoir petite conne, tu vois je ne t'en veux même pas, car je suis presque certain qu'un jour tu ouvriras les yeux...tu n'étais pas fanatique, je l'ai compris dans tes paroles, simplement manipulée...je veux croire que je te croiserai de nouveau, et que tu me diras que tu n'aime toujours pas la corrida mais que tu accepte que l'on en parle....c'est là, petite conne, que tu deviendras vraiment respectable.

CHF