ALÈS Faut-il interdire la corrida aux enfants ?

Elodie Boschet  18 octobre 2014 à 18:30 

Robert Babeau, psychiatre-psychanalyste,  aborde la question de l’accompagnement des enfants à la corrida.

Alès accueille ce week-end le 98e congrès national de la fédération des sociétés taurines de France. Cette année, la rencontre avait pour thème l’accompagnement des enfants à la corrida.

Faut-il interdire la corrida aux moins de 16 ans ? Telle est l’une des questions abordée cet après-midi lors du colloque consacré à la transmission de la culture taurine aux plus jeunes. Pour y répondre, plusieurs intervenants étaient présents dans la salle du capitole, donc Robert Babeau, psychiatre-psychanalyste à Avignon. Selon son analyse, la corrida n’aurait pas “d’effet traumatique” pour l’enfant si celui-ci “est accompagné d’un adulte bienveillant pour le rassurer. Il n’y a pas d’humains bons et gentils d’un côté et des barbares de l’autre (…) Contrairement à ce qui est dit, les aficionados ne jouissent pas de façon sadique de la mort du taureau”. Pour lui, amener un enfant à une corrida est plutôt “une belle occasion d’être confronté à la peur, puisque dans la vie, il devra faire face à de multiples situations suscitant ce sentiment. Continuons d’aller aux arènes avec nos enfants, sereinement et sans culpabilité”.

Si ce thème délicat a été choisi à l’heure où les anti-corrida s’offusquent que les enfants puissent assister à ce genre de spectacle, c’est pour faire le point sur les “idées reçues“. “Ce n’est pas du tout dans un esprit de provocation“, assure le président de l’Union taurine alésien Michel Lezer, ravi que le congrès ait lieu dans la capitale cévenole. “Cela me tenait à cœur que cette réunion se déroule à Alès car c’est une ville assez assiégée par nos détracteurs. C’est donc un peu à notre tour de montrer que nous avons nos cultures et nos traditions“, explique t-il. Le congrès se poursuit demain matin avec l’élection du nouveau bureau.

Elodie Boschet

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Eloïse Levesque  19/10/2014, 17:00

ALÈS Un nouveau président pour les clubs taurins de France

L'image est légendée par la rédaction du site : De haut en bas et de gauche à droite,
Jean-François Coste, Guy Tanguy, Sébastien Giraldez, Antoine Capdeville,
Jean-Jacques Dhomps, Roger Merlin, Dominique Valmary, Michel Lezer

Ce matin, Dominique Valmary a été désigné président de la Fédération des sociétés taurines de France à Alès, en remplacement de Roger Merlin. Il exercera ses fonctions pendant 3 ans. Basé à Toulouse et Secrétaire Général du Club Taurin de Castres, le nouvel élu s’inscrit dans la continuité du travail de son prédécesseur : “défendre la corrida dans le respect de l’éthique et des règles, réactiver une dynamique autour des 60 clubs taurins en France, et transmettre les valeurs de la corrida à la nouvelle génération“. Pour ce faire, Dominique Valmary souhaite communiquer davantage avec les réseaux sociaux et soutenir le développement des actions envers les jeunes.

D’ores et déjà, trois membres de moins de 30 ans ont été élus au sein du nouveau bureau : “Actuellement, seuls 20 à 25% des adhérents font partie de la nouvelle génération. La méconnaissance de la culture taurine en est la principale cause“, assure Antoine Capdeville, 22 ans, des Landes.

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Société taurine de France : un nouveau président

Publié le 30/10/2014 à 08:27

Tauromachie - Gers - Toros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dominique Valmary, un président qui veut s'ouvrir sur les nouvelles générations
Photo DDM, J.-M. D.

Les clubs taurins du Gers dans leur affiliation à la Fédération des sociétés taurines de France ont un nouveau président. Le dernier congrès d'Alès a vu le départ de Roger Merlin, après quinze années de responsabilités, qui ne souhaitait pas poursuivre son action à la tête de cette très vieille dame de la tauromachie. Dominique Valmary lui succède avec toute sa fougue et sa volonté de défense d'une corrida vérité. Un message sur lequel il a insisté lors de ce dernier congrès avec le désir de s'ouvrir plus encore sur les clubs taurins. Il appuiera son action sur quatre mots essentiels : action et efficacité, communication et transmission.

A travers ces idées, Dominique Valmary mettra en avant la poursuite de la défense de la «corrida éthique et authentique» en se rapprochant de tous ceux qui sont motivés par des idées identiques. Mais aussi il tient à développer les contacts avec les clubs fédérés par la présence de délégués régionaux et une lettre régulière de liaison et d'information. Il pense aussi à l'ouverture de la fédération vers les générations les plus jeunes qui souhaitent s'impliquer dans cette philosophie. En ce sens, dans la commission communication, la présence d'Antoine Capdeville est très symbolique de cette orientation. Antoine Capdeville est le petit-fils d'Henri Capdeville, président emblématique de la FSTF pendant plusieurs décennies.

Dominique Valmary entend mener des actions nouvelles qui découlent tout à la fois de cette volonté générale et de la demande des clubs. On retiendra notamment la création d'un corps de présidents qui sera animé, formé et sensibilisé à toutes les évolutions taurines. Egalement une banque de données où les clubs pourront trouver les informations les plus diverses, du conseil, des problèmes juridiques à une liste de conférenciers pour l'animation de soirées. Dominique Valmary, qui garde à ses côtés Roger Merlin, entreprendra rapidement une tournée des clubs. «Je vais tenter d'insuffler une dynamique à la hauteur des enjeux actuels. J'arrive dans un contexte difficile pour la tauromachie. Le travail ne manque pas. Je me donne deux ou trois ans pour réussir.» Il entend opérer un véritable rapprochement avec l'Union des villes taurines de France et l'Observatoire national des cultures taurines où il siège déjà.

Une politique qui devrait accroître la présence et lisibilité de la FSTF.

 

Jean-Michel Dussol

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