Dimanche 18 septembre 2016

 

Arènes de Vic-Fezensac

 

Grand lot de doña Isabel

L’héritière de Dolores Aguirre poursuit l’œuvre de sa mère

6 utreros 6 de Dolores Agurirre, très bien présentés : 5 braves à divers degrés et 1 manso; franchement brave le 1er, très brave le 2e (une vuelta n’aurait pas été scandaleuse), compliqué le troisième; plus fade et classieux le 4e, bonne corne gauche le 5e, et bravucón le 6; 20 piques en tout.

 

Manolo VANEGAS (incarnat et or) : oreille et salut

               Le jeune Vénézuélien est maintenant un novillero expérimenté qui a foulé un grand nombre d’arènes importantes avec un certain succès face aux élevages les plus compliqués, un créneau où il va sans doute se spécialiser, d’une part car il en a les capacités et d’autre part parce que face à des animaux plus fades il ne semble pas capable de mettre suffisamment du sien pour faire vibrer le public par son seul toreo.

               A son premier, il s’est montré ferme avec même des qualités esthétiques par moment, d’abord par des véroniques en gagnant du terrain avec un toro abanto comme le sont ceux du sang atanasio. L’animal a poussé franchement à la seconde rencontre et est allé ensuite au cheval avec enjouement pour la suivante dans un comportement de vrai brave qu’il n’a pas confirmé à la 4e pique. Après deux séries à gauche, la faena a baissé d’intensité avant une série droitière vibrante et une dernière avec une charge plus courte et une épée presque entière et un poil delantera.

               Le 4e a pris trois piques sans histoire avec un deuxième tiers intéressant (Linejo et Gómez) puis un derniers qui commence par le bas avec un genou à terre dans des passes assez irrégulières avant de mettre de la distance dans les cites mais la faena ne prend pas forme et le torero ne trouve ni la bonne colocación ni le rythme. Epée défectueuse (pinchazo puis lame tendue, arrière et tombée) et salut.

 

Juan de CASTILLA (bleu ciel et or) : ovation aux deux

               Grosse première puya pour le deuxième novillo puis batacazo et poussée à la troisième rencontre : de la bravoure à l’état pur. On aurait pu craindre le pire avec les ratés du torero colombien cet été mais il semblerait qu’il s’agisse d’un accident de parcours car c’est un torero courageux. Le début de faena à son premier est un peu marginal mais la faena va a más avec de l’engagement et une alternance sur les deux côtés. Final par le haut injustifié d’un point de vu technique  et épée tombée.

               Le cinquième a été durement châtié en 3  rencontres dans l’épaule et pompées après s’être montré compliqué dès son entrée en piste. A la muleta il montre en revanche une bonne corne gauche dont le torero n’a pas profité tout de suite. Il s’encourage, s’enhardit, se croise, mais trop tard, le toro s’éteint. A son crédit, deux entrées a matar franches. Sans doute une mort rapide au premier essai eut méritée un trophée pour l’ensemble de sa prestation.

 

Gerardo RIVERA (noir et azabache) : silence aux deux

               Le Mexicain reste inédit dans les arènes vicoises avec il est vrai le lot le plus compliqué et d’ailleurs inversé, le 6e sortant finalement en 3e position. L’animal montre de la bravoure aux piques avec de gros chocs contre la cavalerie. Bonne prestation d’Adalid avec les rehiletes puis une charge qui se raccourcit et un comportement qui se complique avec des retours vifs. C’est pire du côté droit. Dur quart d’heure pour le torero qui s’en sort toutefois avec dignité.

               Celui qui ne semblait pas vouloir sortir montra d’emblée sa condition de manso même s’il ne fuit pas au cheval comme on pouvait s’y attendre. Le deuxième tiers fut plus que laborieux, surtout pour Adalid, et le torero prit tout de suite l’épée sans réduire son adversaire mais sans reproches ou presque de la part du public. Bajonazo.

 

N.B. : présidence de Thomas Thuriès.