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sans prix

AIRE SUR L’ADOUR

NOVILLADA CONCOURS

Pas de prix

Commençons par le début, j’avais beaucoup d’affection pour Yvan Fandino aussi, je n’avais pas remis les pieds à Aire sur L’Adour depuis sa mort.

N’étant pas adepte des commémorations, je n’étais pas là pour les différents hommages, et revoir le sable des arènes aturines me faisait ‘’quelque chose’’. J’étais donc glacé au moment de l’hommage rendu au maestro au troisième novillo, dépouille en piste. Ce fut pour moi le moment difficile de la journée.

Pour le reste, il faut rendre hommage aux arsouillos d’avoir tenté le coup, six élevages différents, un défi ganadero, et trois novilleros connus sinon reconnus dans nos arènes.

Ça commença mal, dans l’été indien ensoleillé et doux de cette mi-octobre.

 La piste étant sèche, l’arrosage mit en défaut le centre de la piste avec une flaque ou glissèrent tour a tour novilleros et novillos.

Les toros étaient quasiment tous très bien présentés, et quasi tous dans le type a l’exception du Yonnet qui magnifique ressemblait plus à un Escolar, la couleur peut-être ?

Quant au sixième (celui qui m’intéressait le plus, car je n’avais jamais vu cet élevage) très ensellé, avec une masse triangulaire de musculature qui partait du morillo jusqu’au milieu du dos, deux dagues bien positionnées, et un moral en dents de scie avec refuge en querencia. Un Veragua coupé de Santa Coloma difficile et qui demandait de lier les passes et se croiser en gardant la muleta sous le museau…

Peu actif a la pique, il s’éteindra assez vite. Donnant du fil à retordre à Carlos Olsina, revenu de l’infirmerie en  BleuJean. On lui pardonnera les erreurs de stratégie sur ce toro changeant, et l’épée très laide, mise avec sincérité, mais façon brochette, et retirée du callejon, ce qui ne devrait pas se faire, car sa plus grosse erreur il la commis dès le début de la course, en attirant sur lui le toro. Corne dans le triangle de Scarpa, proche du ‘’nid’’ testiculaire, et des gros paquets veineux, il revint au dernier toro repousse en sixième.

Ses deux collègues ne firent que peu illusion.

L’Escolar donnant peu d’options et ‘’exécuté’’ sans faena par Montero après la dite voltera, avait donné des signes de mansedumbre, dès le départ, il fallait une main ferme et autoritaire, l’erreur arrêta là le combat.

Montero main gauche bandée se plaignit (comme il le fit par ailleurs) prenant à témoin le public, agitant ou regardant ses trois doigts bandés quand rien n’allait, y compris quand il se trompait à main droite. Il se trompa avec le joli Yonnet et mit plusieurs séries avant de comprendre comment gérer l’affaire, c’était beaucoup trop tard, une épée basse, et une oreille discutable et discutée plus tard, la présidence saura sans doute expliquer son choix. Avec le Turquay, allègre il se trompera sans doute encore, étouffant un toro auquel il fallait de l’air, et commençant la passe a l’aine et par devant quand il aurait fallu mettre la muleta sous le museau et allonger la passe, selon moi (qui je le rappelle modestement suis assis sur les gradins). On a l’impression que cette saison il plafonne et a définitivement atteint sa vitesse de croisière, un peu poussive sans doute.

Les plus jolis gestes sont à l’actif de Diosleguarde, le gosse a du temple, et sais piloter les têtes de toro, ça passe toujours, et tout est en suavité. Sorti du cours de salon, il faudra qu’il se croise un peu plus, ce qu’il ne fit jamais sur son premier, un Flor de Jara, compliqué et patron de la piste…comme me le disait grand-père, a toro compliqué il faut se croiser si tu veux tuer…l’épée est défectueuse, a plusieurs reprises. Le novillo de l’Astarac, le plus toro des six, va faire du stretching au milieu de la piste en pleine flaque glissante, extension des ligaments, trois semaines de repos requise, pour cause de boiterie. Diosleguarde, le torée a gusto car le bicho malgré son handicap répète…nouveau toreo de salon, al pico, pas une tache sur le jabot, pantalon impeccable, le patron du pressing au chômage, l’épée sincère, engagée, et en place fait tomber un trophée.

Pas de prix ni pour les animaux, ni pour les humains…très justement.

CHF