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UN EVEREST...

UN EVEREST…OU LE COURAGE NE SUFFIT PAS…

Bien sûr c’était à craindre, voire prévisible… le un contre six, (j’ai appris ce weekend à Céret, que le mot encerrona était impropre puisque vulgarisé et devenu vulgaire), du jeune (29 ans tout de même) Francisco Montero, s’est soldé par un échec.

Chaque année, des alpinistes dévissent dans les massifs, alpins, du Népal et d’ailleurs. Les causes d’accident sont plurielles, mais le manque de technique ou/et de préparation sont généralement la cause principale, vient ensuite l’équipement.

On meurt d’épuisement en montagne, oubliant souvent que le chemin du retour, est aussi, voire plus difficile, fatigue aidant, et excitation se transformant en impatience…et qu’une telle course requiert, physique, mental, et un poil de chance…

Francisco Montero a laisse passer au moins trois toros de triomphe, peut-être quatre, a court de force, de fond, mais surtout de technique et de sens de la Lidia. 

Les exemplaires sortis en piste, Saltillo (invalide) mais surtout les Yonnet, Barcial, Dolores Aguirre, et le magnifique Concha y Sierra superbement piqué, auraient dû le hisser vers le haut.

Las, le manque de technique flagrant, et l’épuisement dès le troisième toro gâchèrent la matinée les toros/novillos méritant bien plus de métier que cela.

Les regards perdus du novillero, dépassé, systématiquement, et sans le recours nécessaire, écoutant tout son beau monde qui piaillait dans le callejon, quelques fois de manière contradictoire, finirent par lasser tout le monde. Même l’ultime Manos, plus accessible lui échappa.

Bref, comme me le disait ma voisine du siège derrière moi, nous, on n’a rien demandé, alors si encerrona il y a, que ça soit avec quelqu’un d’apte à cela.

Le courage ne suffit pas, je l’ai dit, la bonne volonté non plus, les exigences sont telles à ce niveau…chaque type de toro du genre, demandant une lidia adaptée, et un métier accompli.

Au crédit de Montero, un vent terrible qui l’a, et nous a gêné, quoi que rafraichissant dans la fournaise du ruedo Céretan, une bonne partie de la matinée (mais cela ne peut être une excuse tant le déficit tout autre, était visible) et le désir de bien faire…

Puis le geste, quand on sait combien de novillero protégés ne verront jamais le fer ne serait-ce que d’un seul des novillos sortis.

Bref, trop court, trop à court, surtout pour franchir l’Everest, il faudra se contenter de courses plus modestes, en attendant de meilleurs jours.

CHF