Course de novillos de BARCIAL, dimanche 21 septembre à Vic Vezensac

Temps magnifique, chaud pour une fin d’été (entre 3000 et 3500 personnes essentiellement à l’ombre). Tout était parfait pour que l’on assistât à une bonne course d’autant plus que les novillos vus auparavant étaient superbes. En outre les dégustations de produits et de vins régionaux étaient particulièrement bienvenues. Nous n’étions pas loin de la félicité. Une espèce d’arrière saison tranquille avec un Vic que nous aimons car « nous sommes par nature si futiles que seules les distractions peuvent nous empêcher de mourir ».

Tomas Angulo

Le premier n°61 était bien dans le type, deux bas de pattes arrière blanches.

Après une bonne cape, il mit en suerte au 1er tiers par chicuelinas. Les deux piques ont été effectuées sans réelle bravoure. La faena ne pesa pas sur l’animal et le travail superficiel se termina par une épée entière. Silence après avis.

 

2èmeCésar Valencia

Il hérita d’un très beau novillo negro atypique dans la morphologie de l’élevage.

Après des capes accrochées, le Barcial fut mal mis en suerte. La 1ère pique poussée fut suivie d’une 2ème correcte ; lors de la 3ème, après une longue hésitation de l’animal, le piquero agit hors des lignes. Les banderilles furent posées avec dextérité.

Après des premières passes de muleta accrochées, les derechazos permirent à Cesar d’effectuer un travail apprécié. En revanche la corne gauche fut plus difficile et notre Venezuelien fut averti. Une entière après un pinchazo.

Le novillero fut invité à effectuer une vuelta. Applaudissement au toro.

3ème  Vicente Soler

La cape fut correcte mais les piques le furent moins : la 1ère en arrière et une 2ème rapidement enlevée. Le quite fut agréable. Vicente posa ses trois paires de banderilles : la 1ère à cornes passées, la 2ème correcte et la 3ème « al violin ».

La faena dédiée au président M.Garzetti fut initiée par un changement de main au milieu de la piste. La suite fut hélas moins bonne et le novillo hésitant ne permit qu’un travail de mise en place moyen, terminé par une épée entière. Salut au tiers.

4èmeTomas Angulo

Le toro est très beau. Après une cape correcte et deux piques peu poussées, la mise en place s’effectue au centre. Le novillo ne permet qu’une faena assez superficielle. Tomas fut averti et après 7 pinchazos et une entière, il écouta un avis.

5èmeCésar Valencia

Le trapio est toujours magnifique. Cesar effectue deux « largas afaroladas ». Le travail de cape fut agréable.

Tito Sandovalest entré en scène. La 1ère rencontre fut poussée, la 2ème partie de loin et la 3ème de l’autre bout de la piste : un grand moment de l’année dans ces arènes ! Ensuite le novillero dans une espèce d’euphorie décide de poser les palos : la 1ère à cornes passées, la 2ème meilleure et la 3ème « al violin ».

Il offre le novillo au public. Tout semble parti pour un succès notoire. Hélas, après une mise en place correcte, le toro s’agenouille et se défend sur place. Suite à un pinchazo, l’animal se couche. Trois puntillas et déception générale. Applaudissements toutefois pour le professionnalisme de Cesar.

6èmeVicente Soler

Un vrai BARCIAL (de type).

Vicente fut débordé à la cape et la suite n’est pas un long fleuve tranquille. Le piquero reçut des consignes assassines, il fut injustement conspué par une partie du public qui ne comprend pas que les ordres sont donnés par le chef. Les 6 piques sont indignes d’une arène de catégorie. Le président, étrangement absent, ne réagit pas et lors du tercio suivant se contente de 3 banderilles !

Notre novillero a peur comme l’ensemble de sa cuadrilla. « Il n’y avait que de l’angoisse étincelante dans l’air ».

Après une faena à l’ancienne, quelques derechazos qui pouvaient fixer le Barcial (rappelons le Dolorès Aguirre avec Lamelas) notre novillero abandonna ; deux épées et un pinchazo électrique.

« C’est peut être de la peur dont on a le plus besoin pour se tirer d’affaire dans la vie », Vicente a dû le méditer !

 

André Régagnon