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Week End Dacquois 3 eme tercio

TROISIEME TERCIO

 

SOUS LE CHOC

 

Après deux novilladas de très bon aloi, merci à la commission taurine Dacquoise de nous faire voir les jeunes qui demain, peut-être, seront ceux qui nous enchanterons, c’est toujours frais, engagé, et porteur d’espoir de notre monde que d’aucuns veulent détruire. Je vais passer du premier Tercio au troisième immédiatement afin de garder la part du lion pour le second Tercio.

Santi Domecq, Perera, Gines Marin, Juan Leal.

La Santi Domecq, c’est un peu le GR 10 Côte Basque, il est souvent d’une beauté à couper le souffle, entre mer et montagne, traversant de Hendaye a Donibane Garazi (St Jean Pied De Port) ou naquit mon grand-père maternel les paysages splendides du Pays basque, grimpant la Rhune, la montagne sacrée, suivant la corniche ou les flots impétueux rappellent les baleiniers de retour au pays, traversant les vignobles d’Irouléguy ou le vin devient meilleur d’années en années. Tout ça, sauf bien entendu par jour de grisaille ou de brume…on ne voit alors plus que le caillou aux pieds, et plus rien de la beauté a couper le souffle…

Cette dernière course si elle avait eu lieu la veille, et celle de la veille ce dimanche, n’aurait-elle pas été triomphale ? Je me pose sincèrement la question.

A titre personnel j’ai du mal avec Perera, trop grand, trop technique ‘’pour être honnête’’ son ballant de bras lui permet de tirer la passe D’Hendaye à Garazi, mal servi, trop a l’égyptienne (il a un très beau profil) trop loin, pas assez impliqué sur son premier, il fit l’effort sur le mauvais second, mauvais choix, et il tua mal, dans le silence.

Juan Leal jouait une drôle de carte, un peu comme si Gabin, jouait le rôle de Darry Cowl dans le triporteur, un contre sens. Le public ne l’aurait pas accepté. La moitié de celui d’hier siffla quand l’autre applaudissait, vas savoir comment faire quand tu es président de course. Juan Leal nous montra par moment quand la fameuse brume laissait apparaitre du soleil, qu’il pouvait aussi toréer classique, nous gratifiant de quelques demi-séries assez propres, et engagées, puis très vite, le naturel revenant au galop, il retomba dans sa toreria étouffante, au plus près de la corne, au cœur du courage, ou de l’inconscience, il fit de la grosse caisse la ou d’autres espéraient de la harpe…une oreille quand même, alors que l’épée était plus que dans le tiroir du bas.

Gines Marin, malgré la classe et l’élégance du geste, ne donna qu’une partition lointaine et décroisée qui ne le servit pas vraiment, l’oreille généreuse selon moi, (pas volée, mais pas si méritée ne fut pas un succès réel).  Tous les observateurs le disent, le public était sinon mou, pas réceptif vraiment, la faute aux Santi Domecq sans classe, ou la faute a la corrida de la veille. Je le disais il y a peu, il est difficile de se remobiliser avec l’esprit vif et clair quand les courses s’enchainent, et si l’une d’entre elle, qui n’est pas la dernière est triomphale encore plus dur de suivre la course qui suit.

Pour ma part et de nombreux aficionados rencontrés, nous étions encore sous le choc de la corrida de la veille. Ceci impliquant aussi cela.

Allez, je vous raconte le second Tercio dans mon prochain post.

CHF