Lettre du Président de l'UVTF - 10 février 2005

12 février 2005
La lettre du Président de l'UVTF

Nous reproduisons, ci-après, la lettre adressée le 10 février à tous les maires des villes taurines françaises et communiquée hier à la presse par Mr Raymond Couderc, Maire de Béziers et Président de l'UVTF.

le 10 février 2005

A Mesdames et Messieurs les Maires Membres de l'Union des Villes Taurines de France Au nom de l'association des 47 villes taurines que je représente et en mon nom personnel, je suis scandalisé par les termes employés à notre égard par Monsieur Simon Casas sur son site internet. Nous respectons monsieur Casas, tant pour son passé de torero que pour sa réussite dans l'organisation de spectacles taurins. Nous aimerions qu'il respecte à son tour les élus qui défendent la tauromachie contre tous les excès, toutes les dérives, toutes les convoitises et qui assurent ainsi l'avenir de la corrida face à tous ses détracteurs.

L'UVTF, au cours de son Assemblée Générale, a voté tous les dossiers à l'unanimité, excepté les suspensions des deux élevages de Juan Pedro Domecq et Palha pour laquelle il y a eu deux contre et une abstention.

L'analyse des cornes est faite de façon scientifique par l'association des vétérinaires taurins de France, en présence du vétérinaire de la "Union de Criadores". Si ces analyses ont décelé un tiers de cornes modifiées en 2004, seuls deux élevages ont eu les quatre cornes de deux toros de la même corrida analysées avec un résultat non conforme. L'UVTF a appliqué la règle habituelle en la matière, même s'il s'agit de deux élevages renommés.

Quant à la langue bleue, il ne faut pas être énarque pour comprendre que toute importation par dérogation de toros venant de la zone infestée d'Espagne ou du Portugal serait une véritable catastrophe pour l'ensemble du monde de la tauromachie si la moindre contamination apparaissait dans le Sud de la France : ce serait la faute à la corrida et tous les éleveurs d'ovins et de bovins n'auraient pas de mots assez durs contre les irresponsables qui auraient permis cela.

Sincères salutations.

Raymond Couderc Président de l'UVTF