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Des toros...

CEUX QUI ONT TORT …

 

Ce que j’ai vu..

Comme chaque année, je me dis la même chose, comment font-ils ?

Comment gardent-ils la foi aussi chevillée au corps?

Comment obtiennent ils la confiance des éleveurs

Mais aussi :

Où sont les aficionados ?

Ceux qui nous rebattent les oreilles chaque année de tas d’affirmations que leur science diffuse dans le thé saumâtre de la tauromachie quotidienne : “mêmes toros, mêmes faenas, mêmes types dans l’arène…“

Et ceux qui se prétendent toristas, amateurs du vrai toro ?

Qui cette année, ou celle à venir, verra sortir des Rehuelga dans une arène (et encore aussi bien que ceux sortis Samedi)?

Qui verra une course de Dolores Aguirre d’aussi sérieuse présentation (sauf le deux) avec deux lidias à l’ancienne comme celles donnée par Sanchez Vara, qui se fend pour triompher d’une porta gayola..et repart avec un simple salut..

 

Les absents ont toujours tort, et cela se confirme d’année en année à Saint Martin de Crau qui ne peut faire le plein parce que les noms habituels de Robleño, Castaño et autres en O ou en Z ne sont pas en piste..et je ne parle même pas des pseudo aficionados, ceux qui aiment “la chiffonnade“ un point c’est tout…

 

D’un autre côté, on garde en bouche cet entre soi, qui permet de discuter avec les acteurs de ces journées, organisateurs, éleveurs, et autres personnes du mundillo, et d’écouter aussi les commentaires avisés des uns et des autres. Et j’ai vu là, les gens des arènes qui présentent des toros sérieux, (Vic, Céret, par exemple..)..mais aussi des aficionados reconnus, et des gens de plume..une occase en or pour échanger courtoisement

 

L’aficionado : “torista“ est parfois bien tristement absent de ces arènes ou pourtant se passe ce qu’il demande à longueur d’année, des toros, des piques, mais aussi des faenas  vraies (vingt passes pas plus..) et la nécessité de la lidia face à de pareils fauves.

Les déroutes aussi de ceux dépassés par la violence de ces toros de respect.

D’autant que les aficionados présents, laissent bien peu passer de choses aux organisateurs, aux éleveurs, aux toros même…et bien souvent sont plus durs que les plus durs des plus durs, parfois avec raison, et parfois non (A chacun ses vérités)

 

Jamais vous n’entendrez tant de retenue que dans les courses à bobos qui font le bonheur des vendeurs de chemises blanches.. et jamais vous n’entendrez tant de critiques que pour ces hommes qui élèvent ou combattent ces toros là.

Ici c’est poussière, pluie, éleveurs et toros de vérité, ici c’est la proximité, le pur et le dur, le rugueux.

 

…“Tu sais quoi ? Je vais te prendre comme Veedor …“ Ce petit texto reçu par l’un des organisateurs et provenant d’un célèbre matador actuel de toros résume la qualité des paris faits par l’organisation et aussi le fait que c’est bien lui qui choisit les toros.

 

Les mots de madame Aguirre Fille, ou encore celui de monsieur Buendia sont  des gages de confiance faite à la UNICA, malgré les gradins peu remplis, et font chaud au cœur de ceux qui se bagarrent contre leurs doutes, mais aussi qui bataillent pour essayer de faire au mieux avec les moyens du bord.

 

Une association vit de fonds, et la tauromachie est une histoire de toros, d’hommes et d’argent, toujours…l’un entrainant l’autre, c’est un miracle que mille personnes (dont je ne sais combien d’invités) permettent l’équilibre des corridas de Saint Martin de Crau..

Pour avoir expérimenté la chose une fois seulement, le cercle vicieux du : je prends des toros de respect, je mets des types devant et je paye tout ça…est délicat à monter.

 

De mon expérience, combien de courses de toros faiblards, et de second, voire de troisièmes couteaux, permettent dans une féria d’acheter une grosse écurie (toros et toreros compris ?) pour le jour d’après, qui est dupe ?

Ici, c’est du cash, du one shot..

Ca prend ou pas, si ça marche on te salue on te congratule, si ça ne marche pas on te descend en flammes….dur dilemme.

 

Alors oui, soyons heureux d’avoir pu voir ces deux toros (le 3 et le 4 de Buendia) des toros “exceptionnels“  puisque rares et d’avoir vu un sérieux lot de Dolores Aguirre (on pourra comparer cette saison il en sort quelques uns)..

 

Parler du troisième toro et du quatrième Buendia , nous pourrions le faire toute l’année, fallait-il indulter, ne fallait-il pas ?

Je ne suis pas pour l’indulto, je l’ai souvent répété par le passé, la mise à mort est une suerte comme le reste, pire ou mieux, c’est aussi respecter l’animal, que de s’exposer de verdad pour tuer.

Et franchement, ce toro ne nécessitait pas l’indulto réclamé par la famille de l’éleveur..

D’ailleurs en discutant plus tard en soirée avec lui, il me fait signe qu’il s’en fout de l’indulto, lui, a enfin fixé la souche et il m’assure pouvoir sortir quatre à cinq courses complètes dans les trois ans à venir.

 

Aujourd’hui que les critères de réussite se mesurent aux oreilles et aux vrais faux indultos…gage de se faire connaître dans le mundillo (quoi que.. ?) qui se souvient de l’encaste, du poids, du nom, et de l’histoire du toro indulté à Istres l’an passé lors de l’encerona de Juan Bautista par exemple ?

Pas moi en tous les cas..et c’est ainsi pour d’autres..on confond noblesse et naïveté..

 

En revanche j’ai passé un très bon Samedi, et un Dimanche plaisant avec Vara qui a su lidier ses deux toros…j’ai admiré aussi le métier de Vioti qui sauve littéralement la peau de Dufau…et

Des Toros....

CEUX QUI ONT TORT …

 

Ce que j’ai vu..

Comme chaque année, je me dis la même chose, comment font-ils ?

Comment gardent-ils la foi aussi chevillée au corps?

Comment obtiennent ils la confiance des éleveurs

Mais aussi :

Où sont les aficionados ?

Ceux qui nous rebattent les oreilles chaque année de tas d’affirmations que leur science diffuse dans le thé saumâtre de la tauromachie quotidienne : “mêmes toros, mêmes faenas, mêmes types dans l’arène…“

Et ceux qui se prétendent toristas, amateurs du vrai toro ?

Qui cette année, ou celle à venir, verra sortir des Rehuelga dans une arène (et encore aussi bien que ceux sortis Samedi)?

Qui verra une course de Dolores Aguirre d’aussi sérieuse présentation (sauf le deux) avec deux lidias à l’ancienne comme celles donnée par Sanchez Vara, qui se fend pour triompher d’une porta gayola..et repart avec un simple salut..

 

Les absents ont toujours tort, et cela se confirme d’année en année à Saint Martin de Crau qui ne peut faire le plein parce que les noms habituels de Robleño, Castaño et autres en O ou en Z ne sont pas en piste..et je ne parle même pas des pseudo aficionados, ceux qui aiment “la chiffonnade“ un point c’est tout…

 

D’un autre côté, on garde en bouche cet entre soi, qui permet de discuter avec les acteurs de ces journées, organisateurs, éleveurs, et autres personnes du mundillo, et d’écouter aussi les commentaires avisés des uns et des autres. Et j’ai vu là, les gens des arènes qui présentent des toros sérieux, (Vic, Céret, par exemple..)..mais aussi des aficionados reconnus, et des gens de plume..une occase en or pour échanger courtoisement

 

L’aficionado : “torista“ est parfois bien tristement absent de ces arènes ou pourtant se passe ce qu’il demande à longueur d’année, des toros, des piques, mais aussi des faenas  vraies (vingt passes pas plus..) et la nécessité de la lidia face à de pareils fauves.

Les déroutes aussi de ceux dépassés par la violence de ces toros de respect.

D’autant que les aficionados présents, laissent bien peu passer de choses aux organisateurs, aux éleveurs, aux toros même…et bien souvent sont plus durs que les plus durs des plus durs, parfois avec raison, et parfois non (A chacun ses vérités)

 

Jamais vous n’entendrez tant de retenue que dans les courses à bobos qui font le bonheur des vendeurs de chemises blanches.. et jamais vous n’entendrez tant de critiques que pour ces hommes qui élèvent ou combattent ces toros là.

Ici c’est poussière, pluie, éleveurs et toros de vérité, ici c’est la proximité, le pur et le dur, le rugueux.

 

…“Tu sais quoi ? Je vais te prendre comme Veedor …“ Ce petit texto reçu par l’un des organisateurs et provenant d’un célèbre matador actuel de toros résume la qualité des paris faits par l’organisation et aussi le fait que c’est bien lui qui choisit les toros.

 

Les mots de madame Aguirre Fille, ou encore celui de monsieur Buendia sont  des gages de confiance faite à la UNICA, malgré les gradins peu remplis, et font chaud au cœur de ceux qui se bagarrent contre leurs doutes, mais aussi qui bataillent pour essayer de faire au mieux avec les moyens du bord.

 

Une association vit de fonds, et la tauromachie est une histoire de toros, d’hommes et d’argent, toujours…l’un entrainant l’autre, c’est un miracle que mille personnes (dont je ne sais combien d’invités) permettent l’équilibre des corridas de Saint Martin de Crau..

Pour avoir expérimenté la chose une fois seulement, le cercle vicieux du : je prends des toros de respect, je mets des types devant et je paye tout ça…est délicat à monter.

 

De mon expérience, combien de courses de toros faiblards, et de second, voire de troisièmes couteaux, permettent dans une féria d’acheter une grosse écurie (toros et toreros compris ?) pour le jour d’après, qui est dupe ?

Ici, c’est du cash, du one shot..

Ca prend ou pas, si ça marche on te salue on te congratule, si ça ne marche pas on te descend en flammes….dur dilemme.

 

Alors oui, soyons heureux d’avoir pu voir ces deux toros (le 3 et le 4 de Buendia) des toros “exceptionnels“  puisque rares et d’avoir vu un sérieux lot de Dolores Aguirre (on pourra comparer cette saison il en sort quelques uns)..

 

Parler du troisième toro et du quatrième Buendia , nous pourrions le faire toute l’année, fallait-il indulter, ne fallait-il pas ?

Je ne suis pas pour l’indulto, je l’ai souvent répété par le passé, la mise à mort est une suerte comme le reste, pire ou mieux, c’est aussi respecter l’animal, que de s’exposer de verdad pour tuer.

Et franchement, ce toro ne nécessitait pas l’indulto réclamé par la famille de l’éleveur..

D’ailleurs en discutant plus tard en soirée avec lui, il me fait signe qu’il s’en fout de l’indulto, lui, a enfin fixé la souche et il m’assure pouvoir sortir quatre à cinq courses complètes dans les trois ans à venir.

 

Aujourd’hui que les critères de réussite se mesurent aux oreilles et aux vrais faux indultos…gage de se faire connaître dans le mundillo (quoi que.. ?) qui se souvient de l’encaste, du poids, du nom, et de l’histoire du toro indulté à Istres l’an passé lors de l’encerona de Juan Bautista par exemple ?

Pas moi en tous les cas..et c’est ainsi pour d’autres..on confond noblesse et naïveté..

 

En revanche j’ai passé un très bon Samedi, et un Dimanche plaisant avec Vara qui a su lidier ses deux toros…j’ai admiré aussi le métier de Vioti qui sauve littéralement la peau de Dufau…et continue de penser que certains professionnels n’ont plus rien à faire en piste..et que même la retraite serait un bienfait pour certain..et la despedida un recours pour d’autres..

 

Voilà, on peut toujours dire du bien, ou du mal, il n’empêche une course de quinteño est meilleure, plus sérieuse et plus dure avec des toros avisés, que des anovillados, livrés à des techniciens maniérés.

Vara, Vioti, nous ont montrés ce que c’est que la guerre ..

Il n’empêche les Rehuelgas ont été bons (à deux près)

Il n’empêche Les Dolores Aguirre ont été un lot très convenable de présentation (sauf le deux)

Il n’empêche j’aime cette petite arène

Il n’empêche j’y reviendrai avec plaisir

Il n’empêche que je souhaite que Ceret, Orthez, Vic sortent des lots aussi intéressants

Il n’empêche que je souhaite à mes copains de la UNICA de réussir leur pari l’an prochain parce que j’y serai.

CHF