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LOGRONO

 

Logroño

 

 

Lorsque mon ami Laly me l'a proposé j'ai sauté sur l'occase, aller faire un saut à Logroño.

J'y suis allé et je me suis régalé, la fête est magnifique, parce qu'elle reste une véritable fête, avec les peñas dans la rue, le service dans un vrai verre et pas une timbale qui ne ressemble à rien, des tapas d'un autre monde, et la vie D'Espagne, ces familles mêlées, jeunes, plus anciens, hommes, femmes...peu d'excès, beaucoup de joie...

Côté toros, je suis allé voir la corrida de J.P Domecq, si, si je le jure...devant Padilla, Fandiño et Talavante...j'y ai même amené l'ami Laly qui en avu une ou deux et qui me dit je n'y comprends rien..

La soucoupe volante à toit fermée que sont les arènes ne seraient qu'une curiosité si, à 80% pleines elle ne ressemblait pas à une ruche...Extrêmement bruyante, remplie de drapeau pirates...

C'est D'ailleurs Padilla qui entame par des largas de rodilla, le ton est donné ça hurle dans la cocotte, Padilla nous fait du Padilla après une ou deux séries classiques plutôt bien données, et une série de naturelle assez basse et jambe en avant.

Picotazo (le toro s'agenouille) Padilla ne prend pas les palots, et suit par une faena qui se délite vite, alors du Padilla ( Ya Ya Ya Padilla Maravilla) le cri du cœur des groupies, un trois quart de lame...mort rapide du toro...pétition d'oreille, quasi majoritaire, le président a le bon goût de la refuser...

 

Fandiño touche un premier toro faiblard, mais noble, picotazo, et entame, la main est basse, le toro tombe et ne supporte que difficilement le toreo austère et profond du basque...alors Fandiño remonte la main, et se place dans les terrains limites, les : “Olé“ font sauter le toit, comme le couvercle d'une vulgaire cocotte, Yvan s'arrime, et nous sert deux séries à gauche qui font chavirer les spectateurs...épées sincère, légèrement tombée, une oreille....

 

Talavante doit venir de loin, et qui plus est, malgré son statut, a du voyager avec son toro, car tous les deux dorment, nous endorment, circulez, il n'y a rien à voir..on entend déjà à mi faena, les glacières qui s'ouvrent, bocadillos et bière à la main, dans un silence lourd, entrecoupé des bruits des mâchoires qui mâchent le Jabugo, Talavante file une épée, en allant visiter Pampelune...

 

Padilla se déchaîne, sur son second, un noblon faiblard, auquel il aura le goût de ne pas trop en faire...Bien sûr, départ à genoux (une série complète) puis des véroniques vissées, montera rotative attachée à la ceinture...le toro est au centre...pêche aux canards pour les petits à la foire à neuneu, je trempe la pique je relève vite la pique....

Banderilles classiques deux paires plus une al violin, et une faena intéressante, en mangeant le Domecq qui s'épuise vite..une épée de boxeur et une oreille, avec pétition pour la seconde...

 

Fandiño se marre, j'ai pas mon appareil photos dommage. Il rentre avec la cape, le tissu entre les cuisse, main sur le pubis, l'autre qui aspire le toro, ils sont déjà au centre..picotazo (celui-ci aurait pu en prendre un second) quite de Fandiño, quite de Talavante, quite de nouveau de Fandiño.. ???

trois quite pour un tel toro....à moins que Fandiño ne fasse payer à Talavante son arrogance en des temps pas si lointains ou celui-ci lui disait à peine bonjour...Et puis c'est du Grand ts'art Yvan le terrible aspire le toro, le guide, le malaxe...le Domecq devient sculpture, peinture, musique...Fandiño lui donne tout le répertoire, toujours un pied sur chaque rail, le toro bien en face..là bas on voit Padilla qui acquiesce...la main gauche d'une pureté de diamant conduit la tête du toro, le replace, ici pas de huit, pas de cul en avant...pas de redondos, ici monsieur, on torèe.

Puis le toro faiblit, Fandiño insiste un peu, mais le charme ne tient qu'à un fil, il ne faut pas le rompre, alors comme pour son premier, il torèe plus haut, fatalement cela porte moins sur le public..

Une jolie épée plus loin, une autre oreille..Padilla le félicite...

 

Ce qui se passe après avec Talavante, me rappelle Manzanares à Dax ...refus total de toréer...soit le morpion est vexé, soit il a peur..peur d'avoir à rivaliser alors il préfère la bronca du déshonneur, à la honte de ne pas être au niveau...trois chasse mouches, une pique de Sabraque, et une épèe sous l'épaule...coussins huées et hurlements...je t'en fiche je suis une star et j'ai des caprices, je sais, je sais, la crise, vous vous fendez de venir me voir, mais bon, j'ai pris le beurre, l'argent du beurre, et je vous e.....

 

Laly a vu, sans le savoir trois types différents de toreros, et d'attitudes..on en parle après, avec les amours que sont les gens du club taurin de Logroño...ce qui le choque en premier c'est l'indigence des toros de Domecq..il dit sans le savoir un slogan, sans toros, pas de corrida...

Il dit aussi, le fameux mot que disent tous les néophytes : il faut que le toro ait sa chance...

 

Alors, autour d'une excellente table, je lui raconte qu'un 26 Septembre, un type qui s'appelait Paquirri.....

 

CHF