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Les candidats aux municipales ont répondu à la FSTF, une synthèse des réponses a été adressée à toutes les villes inscrites à l’UVTF. Voici ce qu’en met en évidence la Revue Toros, une interrogation sur les CTEM d’ici et d’ailleurs…

Merci à la Revue de relayer notre consultation et ses conclusions qui, nous l’espérons seront utiles aux membres des CTEM et aux élus.

CHRONIQUE DU TEMPS

DU REVE A LA REALITE

par Manolillo

(( Je dois le dire, quitte à déplaire, mais aujourd’hui la Commission taurine ne trouve pas son compte. La situation actuelle n’est pas satisfaisante. Il faut faire plus et mieux encore, la respecter, et l’écouter, débattre de ses propositions. Il y a aussi un enjeu autour de la jeunesse : comment l’ouvrir aux jeunes aficionados qui sont en demande ; si nous voulons que la flamme ne s’éteigne pas, il faut que nous soyons en capacité de passer le flambeau.»

Belle déclaration du maire d’Arles qui vient d’être réélu à la tête de la Municipalité.

Avant la réélection, il répondait ainsi, par écrit, à une lettre circulaire du Président de la Fédération des Sociétés Taurines France (FSTF) 1 sollicitant le programme taurin des candidats à l’élection municipale dans les villes taurines, notamment sur le sujet de la Commission Taurine Extra-Municipale (CTEM), obligatoire selon le Règlement Taurin Municipal (RTM).

Voilà un engagement fort, fondé sur un courageux constat, non seulement à l’égard des Arlésiens, mais aussi de tous ceux qui ont la chance de fréquenter son amphithéâtre romain de référence. À suivre.

La FSTF vient de communiquer l’ensemble des réponses écrites reçues des différents candidats. Leur lecture ne manque pas d’intérêt. Elle permet de s’interroger sur le rôle de cette Commission dont tout le monde convient qu’il doit être important, tout en considérant, comme le fait la synthèse des réponses effectuée par la FSTF (2), « qu’il« demeure majoritairement envisagé dans un cadre consultatif fondé sur le dialogue et la concertation ».

L’exemple de Bayonne est là pour le confirmer. L’équipe du maire lui aussi réélu, dans une cité « la Ville organise directement sa temporada », le dit clairement : « « Nous réunissons la CTEM de Bayonne dont nous sollicitons les avis et les analyses, tout en conférant à la Ville l’unique pouvoir décisionnel, très conformément à une organisation municipale de la temporada de notre ville dont seule les élus auront à répondre». Ici pas d’ambiguïté, c’est la Municipalité qui décide de tout. Fermez le ban.

En réalité, il n’y a pas de modèle unique de fonctionnement d’une CTEM. Pour la raison principale qu’il n’y a pas de mode unique de fonctionnement des enceintes taurines. Tout dépend du mode de gestion, et par voie de conséquence du bon vouloir du véritable patron des arènes. C’est notamment le cas de Bayonne, mais aussi de Vic ou de Céret, deux villes les enceintes taurines sont entre les mains de deux associations privées qui n’ont de compte à rendre à personne sinon à leurs membres.

   Béziers, ville dont le cirque privé est loué à une société privée gestionnaire, le maire, autre réélu, écrit avec la verdeur de ton qu’on lui connaît : «  Quel rôle pour les aficionados dans la Commission taurine de Béziers ? Chez nous, à Béziers, c’est pareil : ils doivent être majoritaires et écoutés pour de vrai. Pas juste pour applaudir poliment les toros qu’on leur présente. Je veux qu’ils disent ce qu’ils pensent des cartels, qu’ils critiquent quand c’est nul, qu’ils exigent du niveau, des ganaderias qui chargent vraiment, des figuras qui mouillent le maillot. La commission ne doit pas être un club de bridge, c’est l’instance qui garantit que la feria reste à la hauteur de son nom ». Mission délicate face à un organisateur privé. Et une mission particulièrement compliquée à remplir en ce moment à Béziers, puisque la société organisatrice a été placée en redressement judiciaire au mois de février dernier. Que l’on se rassure, cela n’empêchera pas la feria d’avoir lieu le mois prochain. Ainsi vont les choses taurines, avec ou sans la CTEM.

À Nîmes un nouveau maire. Le candidat écrit fermement :

 « La CTEM ne peut être qu’une simple chambre d’enregistrement ; j’entends reconnaître la place de chacun, pour que, dans la concertation, la Commission guide la politique municipale dans ses choix et dans le respect de l’éthique de la corrida ». À l’évidence, l’empresa, Casas and Co, agissant dans le cadre d’une délégation de service public, n’a qu’à bien se tenir. On parle de plus en plus pour l’avenir à Nîmes d’une régie. Il faut se méfier des CTEM.

Ces jours-ci, les fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, une ville justement les arènes sont gérées en régie municipale. Las, aussi les affaires taurines, récupérées en l’état par le nouveau maire, sont dans une situation financière particulièrement difficile. Le candidat avait répondu à la lettre de la FSTF : « Dans le cadre de la Commission Taurine Extra-Municipale de Mont-de-Marsan (CTEM), nous nous engageons à ce que les penas taurines locales soient pleinement représentées, écoutées et associées aux décisions. Elles incarnent la diversité de l’aficiôn et doivent jouer un rôle clé, non seulement dans l’organisation des ferias, mais aussi dans la défense et la promotion de la culture taurine tout au long de l’année ». Apparemment tout est pour le mieux à Mont-de-Marsan puisque la feria a lieu normalement, à l’habitude. Curieux monde.

1 https://torofstf.com/la-fstf-lettre-aux-candidats-villes-de-premiere-et-deuxieme-categories/

2 https://torofstf.com/j-3-les-reponses-des-candidats-aux-elections-municipales-a-la-lettre-de-la-fstf/ et https://torofstf.com/j-1-suite-des-reponses-des-candidats/

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AVEC ou SANS LES LIGNES, réactions…

 

Dominique VALMARY, co animateur des Socios 

« Céret 2026 expérimentation piques

Globalement l’expérimentation a été intéressante et positive dans un contexte favorable.

Par rapport à l’axe Face au Toril les cavaliers ont dû, ont pu, vraiment toréer* le taureau avec une plus grande liberté de manœuvre de leur monture. Les picadors de Vilau ont été ceux qui ont pris le plus de liberté et usant le plus des terrains situés à gauche et à droite de cet axe (environs 10 mètres de chaque côté). Cela s’est moins vu par la suite.

Novillada du samedi matin

La distance cheval taureau a toujours été supérieure à la distance réglementaire fixée par l’écart des deux lignes (ici imaginaires), point positif.

J’ai relevé beaucoup trop de distances différentes selon les piques en dehors de toute logique progressive, était ce lié à l’expérimentation elle même je ne sais pas l’interpréter.

J’ai apprécié le travail des picadors lorsque la première pique était présentée de trop loin : ils entraient loin dans le ruedo pour citer le taureau et pouvaient prudemment reculer leur monture dans leur zone de sécurité les planches.

J’ai relevé aussi un festival de chevaux présentés perpendiculairement à la charge du taureau et non « de frente » dont la chute du picador due à une grossière erreur de présentation de sa monture ce qui ne l’a pas empêché d’être primé… était ce en relation avec la perte de repères, je ne sais.

On a constaté que l’on peut respecter ces nouvelles règles et se les approprier tout en massacrant le taureau à l’ancienne, le contre-exemple de Ferrera est flagrant.

L’expérimentation a été comprise par le public qui n’a pas manifesté d’hostilité hormis le cas Ferrera qui était d’une autre nature.

Les rayas ne se justifient que lorsque leurs raison d’être – la protection du cavalier pour l’une, la protection du taureau pour l’autre – ne sont pas respectées.

Les limites: il faut que les toreros et leurs picadors respectent le tiers de piques et le taureau, il faut des taureaux allant allègrement à la pique c.a.d braves, il faut aussi des cavaliers.

Donc l’expérimentation semble difficile dans un contexte moins toriste ou dans un ruedo de grande dimension, quoique… peut être à tenter aussi pour les corridas concours avec des picadors avisés mais il y en a peu de corridas concours.

* toréer : je sais que l’usage du mot au premier tiers gêne certains mais pour moi ce que j’attends de tout picador c’est de citer le taureau, en gérer la charge, bien doser le châtiment et savoir diriger la sortie du taureau. »

Daniel GARIPUY, vice-président Centre,

« N’est-il pas possible d’avoir un avis sans avoir pu assister aux corridas de Céret cette année, ce qui est mon cas? A Céret, comme à Vic le premier tiers est mis en valeur, y supprimer les lignes ne me pose pas problème. Mais généraliser l’expérience à toutes les arènes où le tercio de piques n’est pas toujours respecté serait à mon avis une erreur. »

Corrida du samedi après midi

Cyril DEFRANCE, vice-président Sud-Ouest

« Mon avis concernant la suppression des lignes à Céret, c’est que j’ai trouvé les mises en suerte moins soignées.
Et totalement d’accord avec Daniel sur le fait de ne pas étendre cette expérience à d’autres arènes, notamment celles toreristas 😉 »

Novillada dimanche matin Isaias y Tulio Vazquez

Valérie SERRANO, chargée de la Communication

« C’est peut être du parti pris, mais je pense qu’il faut aussi des chevaux pour donner du jeu.
En tout cas, c’était effectivement passionnant cette féria de Céret !

Corrida dimanche après midi ESCOLAR

Evelyne LANFRANCHI MONLEAU, secrétaire générale

 » Plus de liberté pour le piquero, plus d’adaptabilité pour citer le toro, plus d’espace pour s’exprimer, mais tout cela dans une arène et une organisation qui placent le Toro au centre des débats! Du choix de l’animal au campo jusqu’au terme avec l’estocade. Avec un public d’aficionados avertis, bien entendu. Merci l’ADAC.

Les mises en suerte ne peuvent pas être, par contre, escamotées, l’intérêt principal est bien que le toro soit arrêté avant de s’élancer, ce point  a laissé à désirer.

Je rêve que, déjà, dans nos arènes d’Arles, le cheval et son cavalier soient placés face au toril, avant d’effacer les lignes, un desiderata d’une certaine  CTEM en son temps. Et pas uniquement pour les corridas concours ! »

A RETENIR :

La FSTF et le CPAC ont préparé un questionnaire pour faire une large évaluation de cette expérience, questionnaire  qui sera largement diffusé, même aux aficionados absents de Céret. Nous attendons quelques feux verts et vous serez largement consultés. Un travail qui pourrait être collaboratif avec l’UVTF, l’ADAC, à suivre!

Le bureau de la FSTF

photos Philippe GIL MIR que nous remercions!

Gardons le contact !