Fédération des Sociétés Taurines de France

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Les candidats aux municipales ont répondu à la FSTF, une synthèse des réponses a été adressée à toutes les villes inscrites à l’UVTF. Voici ce qu’en met en évidence la Revue Toros, une interrogation sur les CTEM d’ici et d’ailleurs…

Merci à la Revue de relayer notre consultation et ses conclusions qui, nous l’espérons seront utiles aux membres des CTEM et aux élus.

CHRONIQUE DU TEMPS

DU REVE A LA REALITE

par Manolillo

(( Je dois le dire, quitte à déplaire, mais aujourd’hui la Commission taurine ne trouve pas son compte. La situation actuelle n’est pas satisfaisante. Il faut faire plus et mieux encore, la respecter, et l’écouter, débattre de ses propositions. Il y a aussi un enjeu autour de la jeunesse : comment l’ouvrir aux jeunes aficionados qui sont en demande ; si nous voulons que la flamme ne s’éteigne pas, il faut que nous soyons en capacité de passer le flambeau.»

Belle déclaration du maire d’Arles qui vient d’être réélu à la tête de la Municipalité.

Avant la réélection, il répondait ainsi, par écrit, à une lettre circulaire du Président de la Fédération des Sociétés Taurines France (FSTF) 1 sollicitant le programme taurin des candidats à l’élection municipale dans les villes taurines, notamment sur le sujet de la Commission Taurine Extra-Municipale (CTEM), obligatoire selon le Règlement Taurin Municipal (RTM).

Voilà un engagement fort, fondé sur un courageux constat, non seulement à l’égard des Arlésiens, mais aussi de tous ceux qui ont la chance de fréquenter son amphithéâtre romain de référence. À suivre.

La FSTF vient de communiquer l’ensemble des réponses écrites reçues des différents candidats. Leur lecture ne manque pas d’intérêt. Elle permet de s’interroger sur le rôle de cette Commission dont tout le monde convient qu’il doit être important, tout en considérant, comme le fait la synthèse des réponses effectuée par la FSTF (2), « qu’il« demeure majoritairement envisagé dans un cadre consultatif fondé sur le dialogue et la concertation ».

L’exemple de Bayonne est là pour le confirmer. L’équipe du maire lui aussi réélu, dans une cité « la Ville organise directement sa temporada », le dit clairement : « « Nous réunissons la CTEM de Bayonne dont nous sollicitons les avis et les analyses, tout en conférant à la Ville l’unique pouvoir décisionnel, très conformément à une organisation municipale de la temporada de notre ville dont seule les élus auront à répondre». Ici pas d’ambiguïté, c’est la Municipalité qui décide de tout. Fermez le ban.

En réalité, il n’y a pas de modèle unique de fonctionnement d’une CTEM. Pour la raison principale qu’il n’y a pas de mode unique de fonctionnement des enceintes taurines. Tout dépend du mode de gestion, et par voie de conséquence du bon vouloir du véritable patron des arènes. C’est notamment le cas de Bayonne, mais aussi de Vic ou de Céret, deux villes les enceintes taurines sont entre les mains de deux associations privées qui n’ont de compte à rendre à personne sinon à leurs membres.

   Béziers, ville dont le cirque privé est loué à une société privée gestionnaire, le maire, autre réélu, écrit avec la verdeur de ton qu’on lui connaît : «  Quel rôle pour les aficionados dans la Commission taurine de Béziers ? Chez nous, à Béziers, c’est pareil : ils doivent être majoritaires et écoutés pour de vrai. Pas juste pour applaudir poliment les toros qu’on leur présente. Je veux qu’ils disent ce qu’ils pensent des cartels, qu’ils critiquent quand c’est nul, qu’ils exigent du niveau, des ganaderias qui chargent vraiment, des figuras qui mouillent le maillot. La commission ne doit pas être un club de bridge, c’est l’instance qui garantit que la feria reste à la hauteur de son nom ». Mission délicate face à un organisateur privé. Et une mission particulièrement compliquée à remplir en ce moment à Béziers, puisque la société organisatrice a été placée en redressement judiciaire au mois de février dernier. Que l’on se rassure, cela n’empêchera pas la feria d’avoir lieu le mois prochain. Ainsi vont les choses taurines, avec ou sans la CTEM.

À Nîmes un nouveau maire. Le candidat écrit fermement :

 « La CTEM ne peut être qu’une simple chambre d’enregistrement ; j’entends reconnaître la place de chacun, pour que, dans la concertation, la Commission guide la politique municipale dans ses choix et dans le respect de l’éthique de la corrida ». À l’évidence, l’empresa, Casas and Co, agissant dans le cadre d’une délégation de service public, n’a qu’à bien se tenir. On parle de plus en plus pour l’avenir à Nîmes d’une régie. Il faut se méfier des CTEM.

Ces jours-ci, les fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, une ville justement les arènes sont gérées en régie municipale. Las, aussi les affaires taurines, récupérées en l’état par le nouveau maire, sont dans une situation financière particulièrement difficile. Le candidat avait répondu à la lettre de la FSTF : « Dans le cadre de la Commission Taurine Extra-Municipale de Mont-de-Marsan (CTEM), nous nous engageons à ce que les penas taurines locales soient pleinement représentées, écoutées et associées aux décisions. Elles incarnent la diversité de l’aficiôn et doivent jouer un rôle clé, non seulement dans l’organisation des ferias, mais aussi dans la défense et la promotion de la culture taurine tout au long de l’année ». Apparemment tout est pour le mieux à Mont-de-Marsan puisque la feria a lieu normalement, à l’habitude. Curieux monde.

1 https://torofstf.com/la-fstf-lettre-aux-candidats-villes-de-premiere-et-deuxieme-categories/

2 https://torofstf.com/j-3-les-reponses-des-candidats-aux-elections-municipales-a-la-lettre-de-la-fstf/ et https://torofstf.com/j-1-suite-des-reponses-des-candidats/

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AVEC ou SANS LES LIGNES, réactions…

 

Dominique VALMARY, co animateur des Socios 

« Céret 2026 expérimentation piques

Globalement l’expérimentation a été intéressante et positive dans un contexte favorable.

Par rapport à l’axe Face au Toril les cavaliers ont dû, ont pu, vraiment toréer* le taureau avec une plus grande liberté de manœuvre de leur monture. Les picadors de Vilau ont été ceux qui ont pris le plus de liberté et usant le plus des terrains situés à gauche et à droite de cet axe (environs 10 mètres de chaque côté). Cela s’est moins vu par la suite.

Novillada du samedi matin

La distance cheval taureau a toujours été supérieure à la distance réglementaire fixée par l’écart des deux lignes (ici imaginaires), point positif.

J’ai relevé beaucoup trop de distances différentes selon les piques en dehors de toute logique progressive, était ce lié à l’expérimentation elle même je ne sais pas l’interpréter.

J’ai apprécié le travail des picadors lorsque la première pique était présentée de trop loin : ils entraient loin dans le ruedo pour citer le taureau et pouvaient prudemment reculer leur monture dans leur zone de sécurité les planches.

J’ai relevé aussi un festival de chevaux présentés perpendiculairement à la charge du taureau et non « de frente » dont la chute du picador due à une grossière erreur de présentation de sa monture ce qui ne l’a pas empêché d’être primé… était ce en relation avec la perte de repères, je ne sais.

On a constaté que l’on peut respecter ces nouvelles règles et se les approprier tout en massacrant le taureau à l’ancienne, le contre-exemple de Ferrera est flagrant.

L’expérimentation a été comprise par le public qui n’a pas manifesté d’hostilité hormis le cas Ferrera qui était d’une autre nature.

Les rayas ne se justifient que lorsque leurs raison d’être – la protection du cavalier pour l’une, la protection du taureau pour l’autre – ne sont pas respectées.

Les limites: il faut que les toreros et leurs picadors respectent le tiers de piques et le taureau, il faut des taureaux allant allègrement à la pique c.a.d braves, il faut aussi des cavaliers.

Donc l’expérimentation semble difficile dans un contexte moins toriste ou dans un ruedo de grande dimension, quoique… peut être à tenter aussi pour les corridas concours avec des picadors avisés mais il y en a peu de corridas concours.

* toréer : je sais que l’usage du mot au premier tiers gêne certains mais pour moi ce que j’attends de tout picador c’est de citer le taureau, en gérer la charge, bien doser le châtiment et savoir diriger la sortie du taureau. »

Daniel GARIPUY, vice-président Centre,

« N’est-il pas possible d’avoir un avis sans avoir pu assister aux corridas de Céret cette année, ce qui est mon cas? A Céret, comme à Vic le premier tiers est mis en valeur, y supprimer les lignes ne me pose pas problème. Mais généraliser l’expérience à toutes les arènes où le tercio de piques n’est pas toujours respecté serait à mon avis une erreur. »

Corrida du samedi après midi

Cyril DEFRANCE, vice-président Sud-Ouest

« Mon avis concernant la suppression des lignes à Céret, c’est que j’ai trouvé les mises en suerte moins soignées.
Et totalement d’accord avec Daniel sur le fait de ne pas étendre cette expérience à d’autres arènes, notamment celles toreristas 😉 »

Novillada dimanche matin Isaias y Tulio Vazquez

Valérie SERRANO, chargée de la Communication

« C’est peut être du parti pris, mais je pense qu’il faut aussi des chevaux pour donner du jeu.
En tout cas, c’était effectivement passionnant cette féria de Céret !

Corrida dimanche après midi ESCOLAR

Evelyne LANFRANCHI MONLEAU, secrétaire générale

 » Plus de liberté pour le piquero, plus d’adaptabilité pour citer le toro, plus d’espace pour s’exprimer, mais tout cela dans une arène et une organisation qui placent le Toro au centre des débats! Du choix de l’animal au campo jusqu’au terme avec l’estocade. Avec un public d’aficionados avertis, bien entendu. Merci l’ADAC.

Les mises en suerte ne peuvent pas être, par contre, escamotées, l’intérêt principal est bien que le toro soit arrêté avant de s’élancer, ce point  a laissé à désirer.

Je rêve que, déjà, dans nos arènes d’Arles, le cheval et son cavalier soient placés face au toril, avant d’effacer les lignes, un desiderata d’une certaine  CTEM en son temps. Et pas uniquement pour les corridas concours ! »

A RETENIR :

La FSTF et le CPAC ont préparé un questionnaire pour faire une large évaluation de cette expérience, questionnaire  qui sera largement diffusé, même aux aficionados absents de Céret. Nous attendons quelques feux verts et vous serez largement consultés. Un travail qui pourrait être collaboratif avec l’UVTF, l’ADAC, à suivre!

Le bureau de la FSTF

photos Philippe GIL MIR que nous remercions!

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BILLET d’HUMEUR du PRÉSIDENT de la FSTF

Nous voilà à mi-temporada et l’aficionado le plus acharné aurait de quoi jeter l’éponge.

Poser un voile sur l’illusion de sa passion.

De chaque côté des Pyrénées, depuis le mois de mars, les rengaines des aficionados puristes ou rigoristes, deviennent une musique de fond qui, au final, comme la musique d’ascenseur, n’intéresse personne.

Les mêmes sujets reviennent indéfiniment : triomphalisme exacerbé, intégrité du toro , disparition du 1er tiers, non-respect du règlement, présentation indigne des lots de toros en 1er catégorie notamment ….

Que faire face à ces vents contraires à nos valeurs qui soufflent de plus en plus fort ?

Résister !!!

Encore et toujours, en continuant malgré ces vents contraires de plus en plus forts, à porter nos revendications.

Comment ?

Par la pédagogie, par l’action, par la répétition …..

Mais pour garder notre crédibilité, avant tout, en restant sérieux et en aidant les présidences et les CTEM.

Aujourd’hui l’actualité nous pousse à regarder vers le premier tiers.

Et dans ce domaine comme dans tous les domaines d’ailleurs, les excès sont dangereux et brouillent la lecture de la lidia, d’aficionados parfois moins rigoureux.

Sur ce point, au retour du week-end de la Feria des Aficionados organisé par nos amis de « 3 Puyasos » de San Agustin de Guadalix, beaucoup d’aficionados sérieux et avertis ont commencé à tirer la sonnette d’alarme : si le 1er tiers est capital, il ne doit pas devenir non plus une démonstration de rejoneo ou la simple course d’un toro qui passe en allant pour la cinquième fois au cheval

Ces « rencontres» ne doivent pas devenir le palliatif de la bravoure.

Il ne vous aura pas échappé que désormais, nous parlons de « rencontres » et plus de piques véritables !

Et c’est bien de cela qu’il s’agit, la disparition de la bravoure véritable du Toro de lidia même dans nos élevages favoris.

La mise en valeur du tercio de varas ne doit pas se substituer à sa fonction première.

Imposer un nombre de rencontres afin de mettre en valeur le tercio de Varas oui, mais les multiplier à outrance sur des toros sans une once de bravoure est parfaitement contre-productif.

La lidia d’un Toro se déroule en trois tiers, ne l’oublions pas.

Mais cette disparition latente de la bravoure se formalise surtout avec l’augmentation exponentielle des « grâces présidentielles » …

Alors , les petits excès que nous pouvons constater d’un côté, et qui finalement alimentent nos débats passionnés d’aficionados, ne sont pas grand-chose à côté des grands abus que nous voyons ces derniers temps lors de corridas qui n’en ont plus que le nom et où l’indulto est devenu une habitude dévastatrice. Ce qui est bien plus dramatique.

Car bien évidemment toutes ces grâces ont été offertes à des toros inexistants au premier tiers, quand cela n’a pas été accordé en novillada sans picador !!! Une absurdité.

Après la « foire » d’Istres, l’alerte Orange doit être déclenchée dans nos régions taurines face à cette dérive qui sans complexe, se propage, dans tous les spectacles du plus petit au plus grand.

Cette course vers la corrida sans mise à mort devient intolérable.

Il en va de la crédibilité de la corrida, voire de sa survie …

Pour reprendre l’expression cinglante de l’ami Domingo Delgado de la Camara « NO AL INDULTO ! »

Plus d’Indulto, et plus de trophée symbolique ridicule, la lidia n’étant pas allée à son terme.

Un fossé immense se creuse aujourd’hui entre ces deux tauromachies, poussé par les « influenceurs » du mundillo prêts à tout pour faire le buzz dans leurs arènes avec tout et n’importe quoi …

Ces influenceurs-là sont bien plus dangereux pour l’avenir de la corrida qu’un énergumène sautant en piste pour soigner son image.

Alors si tout n’est pas parfait, il faut remercier et souhaiter ardemment que les clubs taurins organisateurs continuent à monter leurs spectacles, bien souvent dans les arènes de 3ième catégorie, mais aussi dans les autres ( Vic ou Céret) face aux difficultés grandissantes avec sérieux et sans céder aux sirènes des dérives.

L’exemple français a fait école.

Et on peut que se réjouir du grand succès de Los 3 « Puyazos » de San Agustin del Guadalix. Soyons-en fiers et continuons à soutenir ces initiatives, sans tomber dans l’excès inverse.

La FSTF et son groupe du Corps des Présidents et Alguazils de Corrida (CPAC) se tiendront toujours aux côtés de l’Aficion qui met la jambe, mais aussi auprès de ceux qui veulent se remettre en question, il est encore temps.

La vérité dans la corrida n’aura pas d’alternative pour sa défense, nous tous aficionados devons continuer à nous battre pour ses valeurs : authenticité, éthique, intégrité….

Restons sérieux…

Et pour rester sérieux, nous sommes heureux et fiers au sein de la FSTF de compter cette année de nouvelles adhésions de plusieurs clubs taurins organisateurs marquant ainsi non seulement la reconnaissance du travail accompli et le soutien aux projets à venir, mais aussi le partage de la défense d’un même idéal taurin.

Un grand merci à eux.

Va por Ustedes…

Benoît Pince, président de la FSTF

contacts : mailfstf@gmail.com, site https://torofstf.com/ Téléphones : 0687363758, 0615608660, 0643219020

Facebook : https://www.facebook.com/SocietesTaurines/

Instagram :https://www.instagram.com/torofstf?igsh=bTB1MDloOWZ1M2s1

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Actualités de la FSTF La lettre aux présidents des clubs fédérés

 

Bonjour à toutes et à tous,
Vous trouverez en pièce jointe un communiqué largement diffusé, qui vous concerne directement en tant qu’acteurs de terrain, au plus près de l’afición locale.
La FSTF engage une campagne de sensibilisation et de prévention visant à lutter contre les dérives qui dépassent le simple cadre de l’application du RTMF. Ces pratiques risquent d’induire en erreur aussi bien le grand public, qui fréquente occasionnellement les arènes, que certains aficionados davantage sensibles à l’aspect artistique du spectacle qu’à l’éthique fondamentale qui garantit avant tout le respect du toro et de son combat.
Les premières actions de cette campagne
Les prochaines étapes
  • Faire de la formation et de l’indépendance des présidences d’arènes une priorité absolue. La FSTF souhaite renforcer leur rôle et leurs missions au sein du RTMF. Un groupe de travail, piloté par le CPAC, sera constitué afin de proposer une nouvelle rédaction des articles concernés à l’UVTF. Les personnes souhaitant y participer peuvent se faire connaître dès à présent.
  • Diffuser largement les documents PALCO VALOR (grilles d’attribution des trophées au torero et au toro, jointes pour vous à ce courrier), accompagnés d’un courrier de Thomas Thuries, animateur du CPAC, adressé aux organisateurs de spectacles taurins, ainsi que de la liste des membres du CPAC ayant suivi la formation.
  • Organiser une rencontre entre notre président, Benoît Pince, et la nouvelle présidence de l’UVTF afin que les aficionados et leurs représentants retrouvent toute leur place au sein de cette instance.
  • Publier prochainement un billet d’humeur de notre président.
  • Faire de notre prochain Congrès, organisé cette année dans le Sud-Ouest, un temps fort de réflexion. Les États Généraux des Tauromachies (2020-2022) avaient suscité un réel engouement et permis l’élaboration d’un cahier de 40 propositions destinées aux institutions concernées. Quatre ans plus tard, quel bilan peut-on en tirer ? Un groupe de travail du Bureau fédéral, piloté par Daniel Garipuy, mène actuellement cette évaluation.
Toutes les informations relatives aux États Généraux sont disponibles ici :
https://torofstf.com/les-etats-generaux-des-tauromachies/
L’ensemble de ces actions repose aujourd’hui sur l’engagement des membres du Bureau fédéral. Toutefois, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Si vous souhaitez partager votre expérience, signaler des lacunes réglementaires ou contribuer aux réflexions issues des États Généraux, n’hésitez pas à nous contacter. Les échanges participatifs, sous forme de tables rondes, seront notamment reconduits lors des prochains congrès.
Votre implication constitue un soutien précieux pour poursuivre plus de 116 années de défense des aficionados. Un simple courriel suffit pour prendre contact : mailfstf@gmail.com.
Nous vous rappelons également que le renouvellement des adhésions des clubs pour 2026 est essentiel. Il renforce la représentativité de la Fédération et sa capacité à faire entendre la voix des aficionados. Merci de vérifier que votre club est à jour de sa cotisation.
Avec nos meilleurs sentiments aficionados,
Benoît Pince
Président de la FSTF
Pôle Communication du Bureau fédéral
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AUTRES TEXTES d’INTERET TAURIN, autour des indultos
Benoit Pince, président de la FSTF partage avec nous :
« Je mets là en avant le post de notre ami Alban Garros, membre du bureau fédéral après l’indulto de Mimizan .
La grande qualité du bétail hexagonal n’est plus à prouver et là n’est pas le sujet mais la multiplication débridée des indulto est un très mauvais signal pour l’avenir de la fiesta .
Attention à ne pas transformer le toro bravo avec toute sa caste et bravoure brute en animal de cirque docile et collaborateur . On sait où sont ses animaux aujourd’hui.
Istres a encore frappé hier ….
En lien aussi l’ article de Tertulias SiteTaurin . « Indulto , savoir dire non ».
Alban Garros , président de l’ADA de Parentis, membre du bureau fédéral FSTF :
« Bienheureux public qui a assisté en 26 ans à 9,5 fois plus d’indultos (486) qu’un aficionado qui aurait suivi toutes les courses en presque 150 ans de 1857 à 2000 (51). Bond qualitatif spectaculaire qui doit mesurer les décennies d’exception que nous vivons sur les tendidos. Prenons en conscience….
Plus sereinement et personnellement, il y a de quoi se rejouir qu’un ganadero sorte de bons et de très bons toros qui plus est, en sortant de l’omniprésent Domecq.
Il est plus discutable voire condamnable de se faire embobiner par un matador n’exploitant pas son toro sur toutes les cornes et démontrant ses qualités sur tous les tiers. Un indulto ne devrait jamais octroyer sans réflexion la totalité des trophées pour le matador. Une hérésie qui a pris tout son sens ici.
Dans un esprit de partage et de construction commune en aficion, je ne saurai que trop conseiller à l’intégralité des gradins d’échanger dans les clubs taurins et aux sessions régionales de la FSTF sur les grilles réalisées par Thomas Thuriés du CPAC. Travail mûrement réfléchi à partir du règlement et des canons du rite qui nous réunit.
En ces temps de Baccalauréat à plus de 91% de réussite, que je n’entende pas les exaltés de la fiesta circo gagnés par l’indultite dire que le niveau baisse sur des sujets de société… Ils y contribuent grandement. »
pièces jointes
les grilles PALCO VALOR du CPAC:
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Communiqué de la FSTF

Nous publions quelques mois après les élections municipales la synthèse de la consultation faite par la FSTF auprès des 35 candidats des villes ayant des arènes de première et deuxième catégories.

Pour rappel la lettre de la FSTF et les réponses mises en ligne avant le jour J :

Lettre du président aux candidats : https://torofstf.com/la-fstf-lettre-aux-candidats-villes-de-premiere-et-deuxieme-categories/

Réponses reçues mises en ligne intégralement : https://torofstf.com/j-3-les-reponses-des-candidats-aux-elections-municipales-a-la-lettre-de-la-fstf/ et https://torofstf.com/j-1-suite-des-reponses-des-candidats/

Dans un climat de remise en question des principes d’éthique taurine et une multiplication de dérives, il est bon de rappeler à ceux qui, aujourd’hui, dirigent nos cités taurines qu’ils ont pris, vis à vis des aficionados électeurs, des engagements importants pour maintenir à travers, notamment les commissions taurines et le choix des présidences, les fondamentaux de la Tauromachie.

Ce communiqué de la FSTF est le premier volet d’une campagne de sensibilisation auprès des aficionados, des élus et des professionnels. Et mais aussi du grand public à travers nos réseaux sociaux.

Benoît Pince

Président de la FSTF

Synthèse des réponses des candidats aux élections municipales 2026

La consultation menée par la Fédération des Sociétés Taurines de France auprès des candidates et candidats aux élections municipales de 2026 a suscité de nombreuses réponses, témoignant de l’attention portée aux enjeux liés à la tauromachie dans les territoires concernés.

L’analyse des contributions fait apparaître, en premier lieu, un attachement fort et largement partagé à la tauromachie, perçue comme un élément structurant de l’identité culturelle, sociale et historique des villes de tradition. L’ensemble des répondants exprime ainsi sa volonté de maintenir et de faire vivre ces pratiques, tout en soulignant leur importance en matière d’attractivité territoriale, de dynamisme économique et de cohésion locale.

S’agissant de l’Union des Villes Taurines de France, celle-ci est unanimement reconnue comme une instance centrale dans l’organisation et la défense de la tauromachie. Les candidats mettent en avant son rôle essentiel de coordination entre les collectivités, de représentation auprès des pouvoirs publics et de garantie du cadre réglementaire des spectacles taurins. Toutefois, plusieurs contributions soulignent la nécessité de faire évoluer son fonctionnement, en renforçant notamment sa lisibilité, sa transparence et l’efficacité de son action. L’idée d’un élargissement à l’ensemble des cultures taurines est également évoquée, dans une logique de rassemblement et de cohérence.

La place des aficionados constitue un autre point de convergence majeur. Tous les répondants reconnaissent leur rôle déterminant dans la vitalité et l’authenticité de la tauromachie. Ils sont identifiés comme des acteurs incontournables, porteurs d’une expertise et d’une exigence essentielles à la qualité des spectacles. Une volonté partagée se dégage de mieux les associer aux instances de réflexion, en particulier au sein des commissions taurines locales, même si leur rôle demeure majoritairement envisagé dans un cadre consultatif fondé sur le dialogue et la concertation.

Les orientations exprimées en matière de politique taurine locale s’organisent autour de plusieurs axes structurants. La défense et la pérennisation des corridas et des traditions taurines constituent un socle commun. À cela s’ajoutent des préoccupations fortes en matière de transmission, notamment en direction des jeunes générations, à travers le soutien aux écoles taurines et la mise en place d’actions pédagogiques. Les enjeux d’attractivité et de gestion économique des arènes sont également largement abordés, avec une attention portée aux modèles d’organisation et à la fréquentation des spectacles. Par ailleurs, de nombreux candidats insistent sur la valorisation patrimoniale de la tauromachie, à travers des projets culturels, muséographiques ou encore des démarches de reconnaissance institutionnelle. Enfin, certaines contributions mettent en lumière des dimensions plus contemporaines, telles que le lien avec la ruralité, la biodiversité ou encore le rôle social de ces pratiques dans les territoires.

Au-delà de ces éléments, cette consultation révèle un double mouvement. D’une part, la tauromachie bénéficie encore d’un socle politique solide dans les villes concernées, avec un soutien affirmé de la part des candidats. D’autre part, elle se trouve à un moment charnière de son évolution, marqué par des attentes en matière de modernisation, de structuration et de renouvellement de ses publics.

En définitive, les réponses recueillies traduisent une conviction partagée : la tauromachie dispose des ressources nécessaires pour s’inscrire dans la durée, à condition de s’adapter aux évolutions de la société, de renforcer la coopération entre ses acteurs et de consolider le lien entre institutions, élus et aficionados.

Association de Loi 1901 RNA : W401003905 SIRET : 79892765300013

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Michel VOLLE, notre lauréat du Prix Tio Pepe 2025, revient sur les fondamentaux qui devraient déclencher la sortie du mouchoir Orange !
« Si vous me connaissez un, vous savez que je ne suis pas systématiquement hostile aux indultos, à condition que la grâce soit exceptionnelle, pour un toro qu’il l’est tout autant, un toro complet auquel on a permis de manifester sa bravoure lors d’au moins deux ou trois rencontres lors du premiers tercio. Il a fallu pour cela qu’on lui permette de s’élancer de loin lors de la seconde rencontre, et d’encore plus loin lors des suivantes. Une fois au contact, il doit mettre les reins, charger tête baisse, être capable de pousser, de faire reculer la cavalerie, et s’il parvient à la bousculer jusqu’à la chute, c’est encore mieux pour lui, et pour nous. Ce n’est qu’ensuite qu’il va pouvoir faire étalage de sa noblesse, à condition bien entendu d’avoir été piqué correctement, au bon endroit, dans le bas du morillo, et non dans le flanc ou au milieu du dos , ce qui est toujours handicapant, voire invalidant. Bien sûr, il ne doit pas sortir seul d’une rencontre. Dès lors, devant un torero qui va lui permettre de vraiment s’exprimer, en occasionnant des charges de loin, et en enchainant les muletazos des deux mains, dans son terrain, sans jamais l’étouffer, sa noblesse encastée va pouvoir s’exprimer, sans manifester de signes de faiblesse, gardant un bon potentiel physique, bouche fermée, jusqu’à la fin de la faena. Alors là je ne suis pas contre l’indulto, mais malheureusement c’est rarement le scénario auquel on assiste. J’ajouterai que le toro en question doit être d’une belle présentation. Ce n’est pas pour rien que pendant longtemps la grâce d’un toro n’était possible que lors de corridas-concours. Les premiers honneurs doivent alors lui revenir, hors aujourd’hui on a trop tendance à les accorder au torero. Certes il faut lui être reconnaissant d’avoir permis au toro de s’exprimer et de l’avoir mis en valeur, mais c’est avant tout la grandeur du toro brave qui doit être mise à l’honneur, les trophées symboliques accordés au torero, ayant valeur de remerciements et de reconnaissance pour ce qu’il a accompli et permis.
J’ai beau penser et repenser à ce qui s’est passé à Istres, j’ai l’impression de ne pas avoir exactement assisté à cela. Sébastien Castella fut bien plus grand que Sibarito, un bon petit toro de Jandilla très noble. Et puis le comble de l’histoire c’est que, aucun toro ne pouvant repartir en Espagne, il fut « exécuté » dans l’ombre d’un chiquero quelques instants après sa grâce. Est-ce qu’il n’était pas bien plus valorisant pour lui de s’écrouler sur le sable après une grande estocade ? Pour lui et même pour le torero ! »
Michel Volle ,
juin 2026

 

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NOTES DE LECTURE :

 La Cape et L’épée, Itinéraire intime de François Hervé

Le binôme associant comme premier terme le mot Toro est largement usité : Toro et rugby, Toro et salsa, Toro et culture, Toro et journalisme, voire des toros et des hommes. L’explication du tandem est souvent « tirée par les cheveux ».

Ce type d’association incluant les trastos nécessaires au combat dans l’arène est plus rare : La Corne et l’Epée (Laurent Tailhade, 1908), De cape et d’épée (Joseph Peyré,1938).

Ce dernier titre génère dans l’inconscient collectif des septuagénaires l’image du séduisant Gérard Philipe dans Fanfan la Tulipe (1952) ; du bondissant Jean Marais dans Le Capitan (1960), le feuilleton Ivanhoé (1958), dans lequel Roger Moore n’était qu’un chevalier justicier, pas encore James Bond 007.

François Hervé (1) dans son livre « la Cape et l’Épée , Itinéraire intime » explore deux univers, l’escrime et la corrida dont la première de couverture est un véritable totem. La vision du clinicien nous éclaire par un texte personnel et intimiste, introspectif sur ce comparatif improbable.

L’histoire de l’humanité, ses luttes, ses combats, ses guerres et les armes nécessairement blanches, jusqu’à l’avènement de la poudre en Europe au 14e siècle.

L’escrime est devenue un sport, l’épée en est la reine à côté du fleuret et du sabre. L’auteur la pratique encore au niveau national.

La corrida fut découverte par l’écriveur à Bayonne l’été 1977. Un des faubourgs de la cité basque est Saint Esprit des Landes, berceau de la corrida en France.

« La providence n’est-elle pas le nom de baptême du hasard », Sébastien Roch Nicolas de Chamfort.

Loin d’un plaidoyer ou d’un manifeste, deux univers se télescopent, s’entrechoquent mettant en lumière le combat, le rapport à la mort, la transmission…

Quelques florilèges de vocabulaire : « septime ou octave » (type de parade en combat) n’a rien à envier à ladeada ou desprendida.. « On ne choisit pas l’escrime de l’adversaire », on s’adapte cada toro tiene su lidia.

Le maître d’armes et le parrain d’alternative, le doctorat es-tauromachie, échangent ici la cape et l’épée…

À lire pour un prisme inattendu sur notre passion.

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

membre UBTF et vice-président de l’AMTA

La Cape et L’Épée, itinéraire intime de François Hervé 23 euros chez l’auteur 16×24 269 pages mars 2026 renseignements par mail : francois.evreh@gmail.com

  1. Psychologue, Addictologue, En barrera ombre à Vic depuis 1979
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Actualités de la FSTF

 

Créé en 2012 par Roger Merlin alors président de la FSTF, le CPAC s’est développé sous l’égide d’André Roques qui en a animé les travaux et les sessions. En aficionado de verdad, il a rassemblé les contenus pédagogiques et élaboré les outils d’aide à la décision constituant un thésaurus particulièrement riche.
Désormais, c’est Thomas Thuriès qui a pris les rênes du CPAC et en assume l’animation. Thomas est arrivé avec le nouveau bureau 2026 pour donner une nouvelle impulsion.

Le site de culture taurine TERTULIAS lui consacre un entretien particulièrement fourni : motivations personnelles, actions présentes et à venir, modernisation des outils de communication, ouverture au plus grand nombre et aux jeunes!

Enhorabuena à Tertulias et à Thomas Thuriés !

Thomas Thuriès, président formateur

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HOMMAGE  à GUY TANGUY par Jean François Coste

En la personne de notre regretté Guy, la FSTF perd un ami fidèle, une personne engagée et déterminée, constante dans sa défense de la corrida et en premier lieu de l’intégrité du toro de combat.

Il avait aussi convaincu et formé son épouse Marie et sa fille Christine qui sont devenues de grandes aficionadas et l’accompagnaient dans ses pérégrinations toristas.

Dès son installation professionnelle à Toulouse, où il était technicien supérieur chez Aérospatiale, puis Airbus dans les années 70, il s’est engagé au sein du Club Taurin de Toulouse (CTT) qu’il a présidé pendant plus de 40 ans. Le CTT dès sa réactivation, en 1965, a adhéré à la FSTF.

Guy a rejoint le bureau fédéral à la fin des années 70, sous la présidence d’Henry Capdeville et il y est resté membre pendant 35 ans. Il a occupé le poste de trésorier fédéral pendant de nombreuses années, relançant sans relâche les clubs taurins réticents à payer leur cotisation, et mettant le premier la comptabilité fédérale sur informatique.

L’action de Guy pour la défense de la tradition taurine dans le Midi Toulousain a été déterminante.

Avec ses amis du CTT, il a lutté ardemment contre la destruction des remarquables arènes du Soleil d’Or de Toulouse, voulue et décidée par le maire d’alors M. Dominque Baudis. Le remplacement de sa plaza par un lycée a été un crève-cœur indélébile.

Il a contribué à des tentatives de monter des spectacles taurins, à Grenade-sur-Garonne. Mais le projet n’aboutit pas. Ii n’en fut pas de même, heureusement, pour la création des novilladas piquées à Rieumes. Celles-ci connurent un fort succès pendant une quinzaine d’années car on y présentait des novilladas de qualité. Les attaques répétées des associations anti-corridas amenèrent des recours et un ensemble de plaidoiries pendant 9 ans. Le 7 février 2006, la Cour de cassation valide la reconnaissance de la tradition taurine dans le Midi Toulousain. Cette décision est confirmée le 31 juillet 2007 par le Tribunal de Grand Instance de Toulouse. Guy et le CTT ont été très actifs dans ces affaires pendant toutes ces années, avec le professeur Jean-Michel Lattes, maître de conférences de Droit Privé de l’Université de Toulouse. Guy a, en particulier, constitué toute la bibliographie nécessaire à ces dossiers.

Notre ami a aussi soutenu, au départ, le projet d’organisation de corridas à Fenouillet, à l’initiative du maire de l’époque M. Broquère.

Guy aussi s’est fait connaître par le nombre de novilladas et de corridas qu’il a présidées. Il dirigeait des palcos en appliquant de manière rigoureuse le Règlement Taurin Municipal. Et ce, bien avant la création du CPAC.

Guy était aussi un passionné d’abord de photos puis surtout de vidéos. Il filmait en particulier dans les arènes qui lui plaisaient comme Vic-Fezensac, Céret, Parentis-en-Born, Roquefort. Il était de ce fait très souvent invité par les clubs taurins pour projeter ses images animées. il avait la particularité de filmer l’intégralité des courses et obtenait ainsi des documents qui pouvaient alimenter des tertutias animées. Sa vidéothèque taurine est considérable.

Amateurs d’archives tauromachiques, il avait établi des liens avec le grand cinéaste taurin José Gan qu’il avait rencontré plusieurs fois à Madrid.

Guy Tanguy, une vie au service de l’Aficion ; adieu l’Ami , repose en paix.

Gardons le contact !