Maubourguet Toros, une novillada sans picador est organisée le 23 août prochain, précédée d’une capea et d’un repas sur inscription.
Tous les renseignements nécessaires ci-dessous.



Actualités concernant la Fédération des Sociétés Taurines de France
Maubourguet Toros, une novillada sans picador est organisée le 23 août prochain, précédée d’une capea et d’un repas sur inscription.
Tous les renseignements nécessaires ci-dessous.



Les candidats aux municipales ont répondu à la FSTF, une synthèse des réponses a été adressée à toutes les villes inscrites à l’UVTF. Voici ce qu’en met en évidence la Revue Toros, une interrogation sur les CTEM d’ici et d’ailleurs…
Merci à la Revue de relayer notre consultation et ses conclusions qui, nous l’espérons seront utiles aux membres des CTEM et aux élus.
(( Je dois le dire, quitte à déplaire, mais aujourd’hui la Commission taurine ne trouve pas son compte. La situation actuelle n’est pas satisfaisante. Il faut faire plus et mieux encore, la respecter, et l’écouter, débattre de ses propositions. Il y a aussi un enjeu autour de la jeunesse : comment l’ouvrir aux jeunes aficionados qui sont en demande ; si nous voulons que la flamme ne s’éteigne pas, il faut que nous soyons en capacité de passer le flambeau.»
Belle déclaration du maire d’Arles qui vient d’être réélu à la tête de la Municipalité.
Avant la réélection, il répondait ainsi, par écrit, à une lettre circulaire du Président de la Fédération des Sociétés Taurines France (FSTF) 1 sollicitant le programme taurin des candidats à l’élection municipale dans les villes taurines, notamment sur le sujet de la Commission Taurine Extra-Municipale (CTEM), obligatoire selon le Règlement Taurin Municipal (RTM).
Voilà un engagement fort, fondé sur un courageux constat, non seulement à l’égard des Arlésiens, mais aussi de tous ceux qui ont la chance de fréquenter son amphithéâtre romain de référence. À suivre.
La FSTF vient de communiquer l’ensemble des réponses écrites reçues des différents candidats. Leur lecture ne manque pas d’intérêt. Elle permet de s’interroger sur le rôle de cette Commission dont tout le monde convient qu’il doit être important, tout en considérant, comme le fait la synthèse des réponses effectuée par la FSTF (2), « qu’il« demeure majoritairement envisagé dans un cadre consultatif fondé sur le dialogue et la concertation ».
L’exemple de Bayonne est là pour le confirmer. L’équipe du maire lui aussi réélu, dans une cité où « la Ville organise directement sa temporada », le dit clairement : « « Nous réunissons la CTEM de Bayonne dont nous sollicitons les avis et les analyses, tout en conférant à la Ville l’unique pouvoir décisionnel, très conformément à une organisation municipale de la temporada de notre ville dont seule les élus auront à répondre». Ici pas d’ambiguïté, c’est la Municipalité qui décide de tout. Fermez le ban.
En réalité, il n’y a pas de modèle unique de fonctionnement d’une CTEM. Pour la raison principale qu’il n’y a pas de mode unique de fonctionnement des enceintes taurines. Tout dépend du mode de gestion, et par voie de conséquence du bon vouloir du véritable patron des arènes. C’est notamment le cas de Bayonne, mais aussi de Vic ou de Céret, deux villes où les enceintes taurines sont entre les mains de deux associations privées qui n’ont de compte à rendre à personne sinon à leurs membres.
Béziers, ville dont le cirque privé est loué à une société privée gestionnaire, le maire, autre réélu, écrit avec la verdeur de ton qu’on lui connaît : « Quel rôle pour les aficionados dans la Commission taurine de Béziers ? Chez nous, à Béziers, c’est pareil : ils doivent être majoritaires et écoutés pour de vrai. Pas juste là pour applaudir poliment les toros qu’on leur présente. Je veux qu’ils disent ce qu’ils pensent des cartels, qu’ils critiquent quand c’est nul, qu’ils exigent du niveau, des ganaderias qui chargent vraiment, des figuras qui mouillent le maillot. La commission ne doit pas être un club de bridge, c’est l’instance qui garantit que la feria reste à la hauteur de son nom ». Mission délicate face à un organisateur privé. Et une mission particulièrement compliquée à remplir en ce moment à Béziers, puisque la société organisatrice a été placée en redressement judiciaire au mois de février dernier. Que l’on se rassure, cela n’empêchera pas la feria d’avoir lieu le mois prochain. Ainsi vont les choses taurines, avec ou sans la CTEM.
À Nîmes un nouveau maire. Le candidat écrit fermement :
« La CTEM ne peut être qu’une simple chambre d’enregistrement ; j’entends reconnaître la place de chacun, pour que, dans la concertation, la Commission guide la politique municipale dans ses choix et dans le respect de l’éthique de la corrida ». À l’évidence, l’empresa, Casas and Co, agissant dans le cadre d’une délégation de service public, n’a qu’à bien se tenir. On parle de plus en plus pour l’avenir à Nîmes d’une régie. Il faut se méfier des CTEM.
Ces jours-ci, les fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, une ville où justement les arènes sont gérées en régie municipale. Las, là aussi les affaires taurines, récupérées en l’état par le nouveau maire, sont dans une situation financière particulièrement difficile. Le candidat avait répondu à la lettre de la FSTF : « Dans le cadre de la Commission Taurine Extra-Municipale de Mont-de-Marsan (CTEM), nous nous engageons à ce que les penas taurines locales soient pleinement représentées, écoutées et associées aux décisions. Elles incarnent la diversité de l’aficiôn et doivent jouer un rôle clé, non seulement dans l’organisation des ferias, mais aussi dans la défense et la promotion de la culture taurine tout au long de l’année ». Apparemment tout est pour le mieux à Mont-de-Marsan puisque la feria a lieu normalement, à l’habitude. Curieux monde.
1 https://torofstf.com/la-fstf-lettre-aux-candidats-villes-de-premiere-et-deuxieme-categories/
2 https://torofstf.com/j-3-les-reponses-des-candidats-aux-elections-municipales-a-la-lettre-de-la-fstf/ et https://torofstf.com/j-1-suite-des-reponses-des-candidats/

AVEC ou SANS LES LIGNES, réactions…
Dominique VALMARY, co animateur des Socios
« Céret 2026 expérimentation piques
Globalement l’expérimentation a été intéressante et positive dans un contexte favorable.
Par rapport à l’axe Face au Toril les cavaliers ont dû, ont pu, vraiment toréer* le taureau avec une plus grande liberté de manœuvre de leur monture. Les picadors de Vilau ont été ceux qui ont pris le plus de liberté et usant le plus des terrains situés à gauche et à droite de cet axe (environs 10 mètres de chaque côté). Cela s’est moins vu par la suite.
Novillada du samedi matin
La distance cheval taureau a toujours été supérieure à la distance réglementaire fixée par l’écart des deux lignes (ici imaginaires), point positif.
J’ai relevé beaucoup trop de distances différentes selon les piques en dehors de toute logique progressive, était ce lié à l’expérimentation elle même je ne sais pas l’interpréter.
J’ai apprécié le travail des picadors lorsque la première pique était présentée de trop loin : ils entraient loin dans le ruedo pour citer le taureau et pouvaient prudemment reculer leur monture dans leur zone de sécurité les planches.
J’ai relevé aussi un festival de chevaux présentés perpendiculairement à la charge du taureau et non « de frente » dont la chute du picador due à une grossière erreur de présentation de sa monture ce qui ne l’a pas empêché d’être primé… était ce en relation avec la perte de repères, je ne sais.
On a constaté que l’on peut respecter ces nouvelles règles et se les approprier tout en massacrant le taureau à l’ancienne, le contre-exemple de Ferrera est flagrant.
L’expérimentation a été comprise par le public qui n’a pas manifesté d’hostilité hormis le cas Ferrera qui était d’une autre nature.
Les rayas ne se justifient que lorsque leurs raison d’être – la protection du cavalier pour l’une, la protection du taureau pour l’autre – ne sont pas respectées.
Les limites: il faut que les toreros et leurs picadors respectent le tiers de piques et le taureau, il faut des taureaux allant allègrement à la pique c.a.d braves, il faut aussi des cavaliers.
Donc l’expérimentation semble difficile dans un contexte moins toriste ou dans un ruedo de grande dimension, quoique… peut être à tenter aussi pour les corridas concours avec des picadors avisés mais il y en a peu de corridas concours.
* toréer : je sais que l’usage du mot au premier tiers gêne certains mais pour moi ce que j’attends de tout picador c’est de citer le taureau, en gérer la charge, bien doser le châtiment et savoir diriger la sortie du taureau. »
Daniel GARIPUY, vice-président Centre,
« N’est-il pas possible d’avoir un avis sans avoir pu assister aux corridas de Céret cette année, ce qui est mon cas? A Céret, comme à Vic le premier tiers est mis en valeur, y supprimer les lignes ne me pose pas problème. Mais généraliser l’expérience à toutes les arènes où le tercio de piques n’est pas toujours respecté serait à mon avis une erreur. »

Corrida du samedi après midi
Cyril DEFRANCE, vice-président Sud-Ouest
« Mon avis concernant la suppression des lignes à Céret, c’est que j’ai trouvé les mises en suerte moins soignées.
Et totalement d’accord avec Daniel sur le fait de ne pas étendre cette expérience à d’autres arènes, notamment celles toreristas 😉 »

Novillada dimanche matin Isaias y Tulio Vazquez
Valérie SERRANO, chargée de la Communication
« C’est peut être du parti pris, mais je pense qu’il faut aussi des chevaux pour donner du jeu.
En tout cas, c’était effectivement passionnant cette féria de Céret !

Corrida dimanche après midi ESCOLAR
Evelyne LANFRANCHI MONLEAU, secrétaire générale
» Plus de liberté pour le piquero, plus d’adaptabilité pour citer le toro, plus d’espace pour s’exprimer, mais tout cela dans une arène et une organisation qui placent le Toro au centre des débats! Du choix de l’animal au campo jusqu’au terme avec l’estocade. Avec un public d’aficionados avertis, bien entendu. Merci l’ADAC.
Les mises en suerte ne peuvent pas être, par contre, escamotées, l’intérêt principal est bien que le toro soit arrêté avant de s’élancer, ce point a laissé à désirer.
Je rêve que, déjà, dans nos arènes d’Arles, le cheval et son cavalier soient placés face au toril, avant d’effacer les lignes, un desiderata d’une certaine CTEM en son temps. Et pas uniquement pour les corridas concours ! »
A RETENIR :
La FSTF et le CPAC ont préparé un questionnaire pour faire une large évaluation de cette expérience, questionnaire qui sera largement diffusé, même aux aficionados absents de Céret. Nous attendons quelques feux verts et vous serez largement consultés. Un travail qui pourrait être collaboratif avec l’UVTF, l’ADAC, à suivre!
Le bureau de la FSTF
photos Philippe GIL MIR que nous remercions!
BILLET d’HUMEUR du PRÉSIDENT de la FSTF
Nous voilà à mi-temporada et l’aficionado le plus acharné aurait de quoi jeter l’éponge.
Poser un voile sur l’illusion de sa passion.
De chaque côté des Pyrénées, depuis le mois de mars, les rengaines des aficionados puristes ou rigoristes, deviennent une musique de fond qui, au final, comme la musique d’ascenseur, n’intéresse personne.
Les mêmes sujets reviennent indéfiniment : triomphalisme exacerbé, intégrité du toro , disparition du 1er tiers, non-respect du règlement, présentation indigne des lots de toros en 1er catégorie notamment ….
Que faire face à ces vents contraires à nos valeurs qui soufflent de plus en plus fort ?
Résister !!!
Encore et toujours, en continuant malgré ces vents contraires de plus en plus forts, à porter nos revendications.
Comment ?
Par la pédagogie, par l’action, par la répétition …..
Mais pour garder notre crédibilité, avant tout, en restant sérieux et en aidant les présidences et les CTEM.
Aujourd’hui l’actualité nous pousse à regarder vers le premier tiers.
Et dans ce domaine comme dans tous les domaines d’ailleurs, les excès sont dangereux et brouillent la lecture de la lidia, d’aficionados parfois moins rigoureux.
Sur ce point, au retour du week-end de la Feria des Aficionados organisé par nos amis de « 3 Puyasos » de San Agustin de Guadalix, beaucoup d’aficionados sérieux et avertis ont commencé à tirer la sonnette d’alarme : si le 1er tiers est capital, il ne doit pas devenir non plus une démonstration de rejoneo ou la simple course d’un toro qui passe en allant pour la cinquième fois au cheval
Ces « rencontres» ne doivent pas devenir le palliatif de la bravoure.
Il ne vous aura pas échappé que désormais, nous parlons de « rencontres » et plus de piques véritables !
Et c’est bien de cela qu’il s’agit, la disparition de la bravoure véritable du Toro de lidia même dans nos élevages favoris.
La mise en valeur du tercio de varas ne doit pas se substituer à sa fonction première.
Imposer un nombre de rencontres afin de mettre en valeur le tercio de Varas oui, mais les multiplier à outrance sur des toros sans une once de bravoure est parfaitement contre-productif.
La lidia d’un Toro se déroule en trois tiers, ne l’oublions pas.
Mais cette disparition latente de la bravoure se formalise surtout avec l’augmentation exponentielle des « grâces présidentielles » …
Alors , les petits excès que nous pouvons constater d’un côté, et qui finalement alimentent nos débats passionnés d’aficionados, ne sont pas grand-chose à côté des grands abus que nous voyons ces derniers temps lors de corridas qui n’en ont plus que le nom et où l’indulto est devenu une habitude dévastatrice. Ce qui est bien plus dramatique.
Car bien évidemment toutes ces grâces ont été offertes à des toros inexistants au premier tiers, quand cela n’a pas été accordé en novillada sans picador !!! Une absurdité.
Après la « foire » d’Istres, l’alerte Orange doit être déclenchée dans nos régions taurines face à cette dérive qui sans complexe, se propage, dans tous les spectacles du plus petit au plus grand.
Cette course vers la corrida sans mise à mort devient intolérable.
Il en va de la crédibilité de la corrida, voire de sa survie …
Pour reprendre l’expression cinglante de l’ami Domingo Delgado de la Camara « NO AL INDULTO ! »
Plus d’Indulto, et plus de trophée symbolique ridicule, la lidia n’étant pas allée à son terme.
Un fossé immense se creuse aujourd’hui entre ces deux tauromachies, poussé par les « influenceurs » du mundillo prêts à tout pour faire le buzz dans leurs arènes avec tout et n’importe quoi …
Ces influenceurs-là sont bien plus dangereux pour l’avenir de la corrida qu’un énergumène sautant en piste pour soigner son image.
Alors si tout n’est pas parfait, il faut remercier et souhaiter ardemment que les clubs taurins organisateurs continuent à monter leurs spectacles, bien souvent dans les arènes de 3ième catégorie, mais aussi dans les autres ( Vic ou Céret) face aux difficultés grandissantes avec sérieux et sans céder aux sirènes des dérives.
L’exemple français a fait école.
Et on peut que se réjouir du grand succès de Los 3 « Puyazos » de San Agustin del Guadalix. Soyons-en fiers et continuons à soutenir ces initiatives, sans tomber dans l’excès inverse.
La FSTF et son groupe du Corps des Présidents et Alguazils de Corrida (CPAC) se tiendront toujours aux côtés de l’Aficion qui met la jambe, mais aussi auprès de ceux qui veulent se remettre en question, il est encore temps.
La vérité dans la corrida n’aura pas d’alternative pour sa défense, nous tous aficionados devons continuer à nous battre pour ses valeurs : authenticité, éthique, intégrité….
Restons sérieux…
Et pour rester sérieux, nous sommes heureux et fiers au sein de la FSTF de compter cette année de nouvelles adhésions de plusieurs clubs taurins organisateurs marquant ainsi non seulement la reconnaissance du travail accompli et le soutien aux projets à venir, mais aussi le partage de la défense d’un même idéal taurin.
Un grand merci à eux.
Va por Ustedes…
Benoît Pince, président de la FSTF
contacts : mailfstf@gmail.com, site https://torofstf.com/ Téléphones : 0687363758, 0615608660, 0643219020
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Communiqué de la FSTF
Nous publions quelques mois après les élections municipales la synthèse de la consultation faite par la FSTF auprès des 35 candidats des villes ayant des arènes de première et deuxième catégories.
Pour rappel la lettre de la FSTF et les réponses mises en ligne avant le jour J :
Lettre du président aux candidats : https://torofstf.com/la-fstf-lettre-aux-candidats-villes-de-premiere-et-deuxieme-categories/
Réponses reçues mises en ligne intégralement : https://torofstf.com/j-3-les-reponses-des-candidats-aux-elections-municipales-a-la-lettre-de-la-fstf/ et https://torofstf.com/j-1-suite-des-reponses-des-candidats/
Dans un climat de remise en question des principes d’éthique taurine et une multiplication de dérives, il est bon de rappeler à ceux qui, aujourd’hui, dirigent nos cités taurines qu’ils ont pris, vis à vis des aficionados électeurs, des engagements importants pour maintenir à travers, notamment les commissions taurines et le choix des présidences, les fondamentaux de la Tauromachie.
Ce communiqué de la FSTF est le premier volet d’une campagne de sensibilisation auprès des aficionados, des élus et des professionnels. Et mais aussi du grand public à travers nos réseaux sociaux.
Benoît Pince
Président de la FSTF
Synthèse des réponses des candidats aux élections municipales 2026
La consultation menée par la Fédération des Sociétés Taurines de France auprès des candidates et candidats aux élections municipales de 2026 a suscité de nombreuses réponses, témoignant de l’attention portée aux enjeux liés à la tauromachie dans les territoires concernés.
L’analyse des contributions fait apparaître, en premier lieu, un attachement fort et largement partagé à la tauromachie, perçue comme un élément structurant de l’identité culturelle, sociale et historique des villes de tradition. L’ensemble des répondants exprime ainsi sa volonté de maintenir et de faire vivre ces pratiques, tout en soulignant leur importance en matière d’attractivité territoriale, de dynamisme économique et de cohésion locale.
S’agissant de l’Union des Villes Taurines de France, celle-ci est unanimement reconnue comme une instance centrale dans l’organisation et la défense de la tauromachie. Les candidats mettent en avant son rôle essentiel de coordination entre les collectivités, de représentation auprès des pouvoirs publics et de garantie du cadre réglementaire des spectacles taurins. Toutefois, plusieurs contributions soulignent la nécessité de faire évoluer son fonctionnement, en renforçant notamment sa lisibilité, sa transparence et l’efficacité de son action. L’idée d’un élargissement à l’ensemble des cultures taurines est également évoquée, dans une logique de rassemblement et de cohérence.
La place des aficionados constitue un autre point de convergence majeur. Tous les répondants reconnaissent leur rôle déterminant dans la vitalité et l’authenticité de la tauromachie. Ils sont identifiés comme des acteurs incontournables, porteurs d’une expertise et d’une exigence essentielles à la qualité des spectacles. Une volonté partagée se dégage de mieux les associer aux instances de réflexion, en particulier au sein des commissions taurines locales, même si leur rôle demeure majoritairement envisagé dans un cadre consultatif fondé sur le dialogue et la concertation.
Les orientations exprimées en matière de politique taurine locale s’organisent autour de plusieurs axes structurants. La défense et la pérennisation des corridas et des traditions taurines constituent un socle commun. À cela s’ajoutent des préoccupations fortes en matière de transmission, notamment en direction des jeunes générations, à travers le soutien aux écoles taurines et la mise en place d’actions pédagogiques. Les enjeux d’attractivité et de gestion économique des arènes sont également largement abordés, avec une attention portée aux modèles d’organisation et à la fréquentation des spectacles. Par ailleurs, de nombreux candidats insistent sur la valorisation patrimoniale de la tauromachie, à travers des projets culturels, muséographiques ou encore des démarches de reconnaissance institutionnelle. Enfin, certaines contributions mettent en lumière des dimensions plus contemporaines, telles que le lien avec la ruralité, la biodiversité ou encore le rôle social de ces pratiques dans les territoires.
Au-delà de ces éléments, cette consultation révèle un double mouvement. D’une part, la tauromachie bénéficie encore d’un socle politique solide dans les villes concernées, avec un soutien affirmé de la part des candidats. D’autre part, elle se trouve à un moment charnière de son évolution, marqué par des attentes en matière de modernisation, de structuration et de renouvellement de ses publics.
En définitive, les réponses recueillies traduisent une conviction partagée : la tauromachie dispose des ressources nécessaires pour s’inscrire dans la durée, à condition de s’adapter aux évolutions de la société, de renforcer la coopération entre ses acteurs et de consolider le lien entre institutions, élus et aficionados.
Association de Loi 1901 – RNA : W401003905 – SIRET : 79892765300013
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La Cape et L’épée, Itinéraire intime de François Hervé
Le binôme associant comme premier terme le mot Toro est largement usité : Toro et rugby, Toro et salsa, Toro et culture, Toro et journalisme, voire des toros et des hommes. L’explication du tandem est souvent « tirée par les cheveux ».
Ce type d’association incluant les trastos nécessaires au combat dans l’arène est plus rare : La Corne et l’Epée (Laurent Tailhade, 1908), De cape et d’épée (Joseph Peyré,1938).
Ce dernier titre génère dans l’inconscient collectif des septuagénaires l’image du séduisant Gérard Philipe dans Fanfan la Tulipe (1952) ; du bondissant Jean Marais dans Le Capitan (1960), le feuilleton Ivanhoé (1958), dans lequel Roger Moore n’était qu’un chevalier justicier, pas encore James Bond 007.
François Hervé (1) dans son livre « la Cape et l’Épée , Itinéraire intime » explore deux univers, l’escrime et la corrida dont la première de couverture est un véritable totem. La vision du clinicien nous éclaire par un texte personnel et intimiste, introspectif sur ce comparatif improbable.
L’histoire de l’humanité, ses luttes, ses combats, ses guerres et les armes nécessairement blanches, jusqu’à l’avènement de la poudre en Europe au 14e siècle.
L’escrime est devenue un sport, l’épée en est la reine à côté du fleuret et du sabre. L’auteur la pratique encore au niveau national.
La corrida fut découverte par l’écriveur à Bayonne l’été 1977. Un des faubourgs de la cité basque est Saint Esprit des Landes, berceau de la corrida en France.
« La providence n’est-elle pas le nom de baptême du hasard », Sébastien Roch Nicolas de Chamfort.
Loin d’un plaidoyer ou d’un manifeste, deux univers se télescopent, s’entrechoquent mettant en lumière le combat, le rapport à la mort, la transmission…
Quelques florilèges de vocabulaire : « septime ou octave » (type de parade en combat) n’a rien à envier à ladeada ou desprendida.. « On ne choisit pas l’escrime de l’adversaire », on s’adapte cada toro tiene su lidia.
Le maître d’armes et le parrain d’alternative, le doctorat es-tauromachie, échangent ici la cape et l’épée…
À lire pour un prisme inattendu sur notre passion.
Jacques Lanfranchi « El Kallista »
membre UBTF et vice-président de l’AMTA
La Cape et L’Épée, itinéraire intime de François Hervé 23 euros chez l’auteur 16×24 269 pages mars 2026 renseignements par mail : francois.evreh@gmail.com
Créé en 2012 par Roger Merlin alors président de la FSTF, le CPAC s’est développé sous l’égide d’André Roques qui en a animé les travaux et les sessions. En aficionado de verdad, il a rassemblé les contenus pédagogiques et élaboré les outils d’aide à la décision constituant un thésaurus particulièrement riche.
Désormais, c’est Thomas Thuriès qui a pris les rênes du CPAC et en assume l’animation. Thomas est arrivé avec le nouveau bureau 2026 pour donner une nouvelle impulsion.
Le site de culture taurine TERTULIAS lui consacre un entretien particulièrement fourni : motivations personnelles, actions présentes et à venir, modernisation des outils de communication, ouverture au plus grand nombre et aux jeunes!
Enhorabuena à Tertulias et à Thomas Thuriés !