Fédération des Sociétés Taurines de France

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Actualités de la FSTF

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On a vu dans cette corrida concours de bonnes choses, des
détails intéressants, de beaux toros, mais rien de ce qui fait
l’exceptionnel d’une corrida concours. la presse semble indiquer
que le toro de La Palmosilla serait désigné vainqueur (peut-être
parce que El Cid lui a coupé une oreille) mais pour moi, le prix
est dieserto. Le premier est un magnifique Concha y Sierra, sans
doute un des derniers nés chez Jean-Luc Couturier. Ferrera le
fait charger de loin à la pique, conformément à ses habitudes,
et le toro impacte avec violence à 3 reprises, même s’il hésite
à la 3 ème puis recule devant les capes.Faena le prend en
naturelles et déclenche la musique à la 3 ème série. Il enchaine
sur des derechazos avant une estocade trasera et pulmonaire
foudroyante. La pétition n’est pas suivie par la présidence :
vuelta. En 2 sort un Juan Luis Fraile à la place du Pablo
Mayoral prévu. les piques sont « regular », le picador ne se
croisant pas assez pour déclencher la charge. A la faena, le
toro n’humilie pas et derrote, obligeant El Cid à abréger : à
l’estocade mete y saca et demie épée atravesada plus descabello.
Le 3 est un Galache fort beau également, qui sera
malheureusement changé pour faiblesse. Le 3 Bis de Salvador
Garida est protesté pour ses cornes escobillées, mais maintenu
en piste. Très léger, (les poids annoncés sur le programme ne
correspondent pas à ceux affichés en piste) il ne prendra que 2
piques et ses 2 premières séries seront encourageantes au point
de déclencher la musique. Morenito de Aranda devra ensuite le
toréer aux planches où il se réfugie et le tuer dans cette
querencia. Le 4 de Penajara est accueilli par Ferrera en
véroniques nerveuses. Entre les piques, une vuelta de campana et
2 plantages de cornes dans le sable qui laisseront des traces:
aux 2 premières séries de derechazos, le toro chutera. Ferrera
abrège et prend l’épée pour trois pinchazos et une 1/2 épée. Le
5 de La Palmosilla Chute sur la pique et encore en sortie mais
charge avec un impact très fort poussant le cheval aux planches
à la seconde rencontre. Mais il lui reste assez de jus pour une
bonne faena en séries liées, surtout à droite en musique et avec
les naturelles du Cid retrouvées par instants. L’épée est bonne,
la pétition majoritaire et l’oreille accordée: El Cid est prêt
pour son retour à Séville! Le 6 est un Gavira qui ne veut pas
voir Morenito de Aranda venu se mettre à genoux au tiers. Il
devra reprendre la suerte au long des barrières une fois que le
toro aura fait quelques tours du ruedo. Suivront 4 picotazos
chargés de loin mais sans que le toro ne pousse. A la faena, la
musique joue encore après deux séries liées à droite. L’épée
sera entière et foudroyante mais faute de pétition suffisante,
Morenito se contentera d’une vuelta.

Texte et photos de Jean-Yves Blouin

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Cela devait être un lot de Talavante, mais au final 3 toros de
Talavante et 3 de Hemanas Azcona étaient annoncés au sorteo.
Le lot manque d’homogénéité même si les Talavante mieux
présentés, plus mobiles et plus agressifs, et d’une noblesse
totale ont permis aux novilleros de couper des oreilles.
Chicharro touche en 1 un Azcona faible dont la pique sera
carioquée. A la muleta, il attaque par le haut avec douceur pour
ménager son adversaire et déclenche la musique sur les séries de
derechazos liés. Le toro derrote toujours en fin de passe, même
à gauche et une estocade trasera et tendida lui permet de
saluer.
Le deuxième de Talavante est très mobile, parcourt le ruedo dans
tous les sens et prend une première pique au réserve, A la faena
début spectaculaire de Torres par arrucina et derechazos à
genoux. Les séries à droite déclenchent la musique, mais le toro
se réserve peut-être parce que Torres ne se croise pas assez
pour déclencher la charge. La grande estocade d’effet rapide
déclenche une forte pétition refusée par le palco. Vuelta.
Zulueta a la chance de voir son Azcona renvoyé et de recevoir un
Talavante jabonero encasté, de grande mobilité, même s’il
connaitra quelques fléchissements. Ménagé à la pique, il sera
accueilli à la faena par des aidées hautes suivies de derechazos
liés qui déclenchent la musique. Le toro répète infatigable et
aurait sans doute mérité la vuelta s’il avait été mieux piqué.
Une grande série de naturelles pour finir et après pinchazo 3/4
d’épée tombée. la pétition sera refusée. Nouvelle vuelta.
Chicharro accueille le 4 de Talavante par une larga aux
barrières et profite d’une charge vibrante. Mais le toro
effectue une vuelta de campana qui aura peut-être un impact sur
son comportement ultérieur. Après la pique, la 1 ère poussée
très loin, Torres effectue un quite par gaoneras. A la faena,
passe cambiada puis 2 belles séries à droite. A la suivante, le
toro commence à chercher les planches, mais est bien repris en
lui gardant la muleta sous le museau. L’estocade entière en
place et foudroyante lui permet de couper une oreille méritée.
Après une sortie vive, le 5 d’Azcona se réserve rapidement: le
picador devra franchir le cercle pour déclencher la charge. La
faena de Torres à ce toro réservé et faible est assez difficile,
mais l’estocade remarquable dans le haut est foudroyante et vaut
à elle seule l’oreille.
Le dernier toro sort accompagné de la musique (tradition locale)
. Aux piques il fonce et pousse par l’impact le cheval aux
planches. Zulueta entame une faena très sévillane après les
doblones, par des séries liées d’abord à droite puis à gauche
avec beaucoup de décontraction. Après pinchazo, l’entière
d’effet rapide permet au palco de concéder l’oreille.
A noter que pendant leurs vueltas, les 3 novilleros ont du
donner de nombreux autographes sur les capes présentées par des
enfants (pas traumatisés du tout).

Texte et photos de Jean-Yves Blouin

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Machamona est une jeune ganaderia (2016) formée à partir de
vaches et semental de Flor de Jara donc d’encaste Santa Coloma –
Buendia. Cela s’est parfaitement vu au cours de cette tarde avec
des toros qui sortaient abanto, mais se réservaient au fil des
passes avant de se relancer dans des arrancadas violentes, tout
en ayant un fond de noblesse.
L’un d’eux a été changé pour une boiterie pas si évidente ce qui
a donné lieu à un gag avec les cabestros, qui appréciant leur
sortie en piste ne semblaient pas avoir envie de rentrer au
corral.
Difficile pour les jeunes novilleros de s’accorder avec ce genre
de comportement. Certes, ils savent bien toréer, ils connaissent
les gestes et les suertes, mais cela ne transmet pas d’émotion.
Le seul qui brille un peu et qui paradoxalement semble avoir le
moins de connaissances techniques, mais qui compense par son
entrega est Miguel Andrades: D’abord c’est un des rares
novilleros qui banderille et plutôt bien notamment à son
deuxième toro; et puis, comme cela devient une habitude chez
lui, après une première faena classique, il va à puerta gayola à
son second toro, l’emmène à la pique en chicuelinas marchées, et
le torée à genoux en début de faena. Une bonne estocade où il
perd la muleta et se fait courser par le toro qui le piétine
après une chute, lui permettront de couper la seule oreille du
jour.
Bruno Aloi, jeune mexicain encore peu connu, semble lui aussi
avoir de la personnalité en plus de la technique classique qu’il
montrera à son premier en donnant vuelta.
Valentin Hoyos est resté un ton en dessous sans cependant
démériter.

Texte et photos de Jean-Yves Blouin

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Saragosse 9 octobre : le sens perdu de la corrida concours

Une corrida concours a comme enjeu de primer l’élevage du taureau le plus complet dans les trois tiers. Elle a aussi un rôle pédagogique pour les spectateurs en leur montrant l’importance et la beauté du premier tiers.

La mesure de la bravoure ne se limite au nombre de piques mais à la façon qu’a le taureau de se comporter sous le fer. C’est ce qu’ont oublié les maestros à la concours de Saragosse.

Un exemple, Morenito de Aranda, que j’ai vu ailleurs plus inspiré, met le 6 de Salvador Gavira García, quatre fois au cheval : trois simili piques très légères, la dernière idem avec la pique de tienta. El Cid place le faible 5 de La Palmosilla au centre pour une troisième rencontre alors qu’il s’est affalé à la première et est sorti immédiatement à la seconde. Ferrera au 4, un Peñajara, qui ne montre aucune bravoure sur trois premières piques, le place au centre pour une dernière. Après une longue hésitation le pauvre taureau s’élance, puis tombe.

Conséquence : ce que le public applaudi n’est pas la bravoure, mais le nombre de piques et la course du taureau.

Pour le reste de la corrida, je ne retiens que des droites main basse d’El Cid au 5 qui lui valent une oreille généreuse. Ferrera fait une vuelta au 1, pour moi silence. Morenito de Aranda ne peut rien faire sur le sobrero 3bis de Salvador Gavira García décasté qui refuse le combat. Il s’accorde une vuelta contestable au 6 de trop peu de charge.

Le prix, qui pour moi aurait été desierto, est accordé à ‘Azulito’ de la Palmosilla, à coup sûr le meilleur taureau au troisième tiers, mais trop faible, ne transmettant pas, à genoux deux fois durant la lidia, souffreuteux à la pique.

Seule la musique a donné un semblant d’alegría à l’ensemble.

Daniel Garipuy

photo Jacques Sevenier JIES Arles corrida concours septembre 2009, quatrième rencontre Prieto de la Cal

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https://www.calameo.com/books/0059944325ba807b64b61?authid=47YiwqLbmoEc

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Corrida intéressante malgré les faiblesses et la mansedumbre latente de plusieurs des toros du Puerto de San Lorenzo et de la Ventana del Puerto.
Manzanares sembla venir simplement pour être telonero et le tendido 7 ne l’aime pas : parce qu’il utilise des grandes muletas, qu’il travaille du pico au moins en début de faena ou qu’il ne se croise pas assez? Malgré quelques séries liées à son premier, applaudies au soleil et un travail sans transmission à son second limite soso, les échecs renouvelés à l’épée ternissent sa réputation.
Roman qui touche les deux plus lourds du lot est l’homme du jour: Son premier toro réservé à la sortie du toril, se livre dans la cape de Roman, est peu piqué malgré ses 637 kg et sort suelto. Pourtant Roman l’entreprend de loin pendant 4 séries où le toro va charger avec fixité et permettre des derechazos et des naturelles liés qui soulèvent l’enthousiasme du public. Mais, à la série suivante le toro se dégonfle et cherche les planches. Roman le récupère dans sa muleta pour lui arracher quelques passes puis quelques manoletinas avant une demie estocade légèrement desprendida, qui limitera le triomphe espéré à un salut.
Son second, protesté par le 7, s’engage à la pique, mais donnera des signes de faiblesse à la faena qui manquera de transmission malgré quelques bons passages. La demie épée sera tombée suivie du descabello : sifflets au toro.
Tomas Rufo a la chance de tomber sur le seul toro ayant quelques qualités et sauvera un peu la tarde au 6 ème. Son premier est renvoyé au toril pour faiblesse et mansedumbre et est remplacé par un Juan Pedro Domecq d’une noblesse fade auquel il donnera après entame à genoux, une faena classique mais sans portée pour le public, conclue d’une entière largement tombée.
Le 6 ème jaillit du toril en sautant, et entre bien dans les véroniques de Rufo. Après les doblones d’entrée, les séries liées à droite comme à gauche provoquent olés et applaudissements. la demie épée concluante est dans le rincon et provoque une pétition à laquelle la présidence ne cède pas sans écouter de bronca, ce qui permet à Rufo une vuelta très applaudie.

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On croirait que Victoriano réserve à Madrid ses toros encastés alors qu’on les a vus sortir si mal ailleurs. Le lot du jour de belle présentation, avait de la caste, de l’agressivité, de l’humiliation et se retournait dans les leurres comme des chats, notamment sous les pecho. Face à eux, il fallait s’accrocher ce qu’ont tenté avec beaucoup d’énergie et d’entrega les deux combattants du jour.
Au premier, Adrian, puisqu’il s’agit d’un mano a mano, donc de competencia, s’en va à porta gayola et le toro ayant continué jusqu’à l’autre bout de la piste, enchaine par des farols à genoux au long des barrières et des chicuelinas de bon son. A la pique le toro se défend d’abord puis pousse mais à la seconde, il sort suelto. A la faena, le toro qui a de la caste et de la violence répète dans le leurre: la faena est bien menée à droite, à gauche le toro est plus compliqué. L’estocade basse et pulmonaire prive le torero de tout trophée.
Son second, accueilli par larga aux barrières et véroniques, est mené à la pique où il s’engage peu. A la faena, initiée par doblones et derechazos, le toro se retourne vite. Les série à droite sont de qualité à gauche c’est moins évident. le toro domine le travail. L’estocade en place mais tendida et d’effet lent ne permet à nouveau aucun trophée.
Le cinquième est compliqué. Pourtant Adrian entame sa faena à genoux par passe cambiada et derechazos mais subit une première voltereta sur cette série. Il enchaine donc sur les passes fondamentales et offre une superbe série de naturelles. Sur la suivante, nouvelle voltereta. A la suite de quoi on constate que le toro n’a pas réellement été dominé. Après des bernadinas serrées, 1/2 épée et deux descabellos. le salut est pour une faena d’émotion, mais il y a division d’opinions.
Borja Jimenez va 3 fois à porta gayola! A son premier il enchaine sur des véroniques applaudies. Tito Sandoval poussé aux planches par le toro donne un tercio de piques majeur. Le toro poursuit les peones jusqu’aux barrières et montre sa caste. A la faena, les doblones assis sur l’estribo se poursuivent par de bons derechazos mais le toro serre au pecho. Plus compliqué à gauche, Borja le change de terrain et lui donne une grande série de naturelles suivie de doblones spectaculaires, mains très basses qui provoquent l’ovation. malheureusement pinchazo au premier essai et entière desprendida. Le public lui demandera de donner une vuelta protestée sur d’autres tendidos.
A son second, la larga est suivie de chicuelinas de grand son. La faena commence encore par des doblones enchainés sur derechazos à genoux. Sur les séries à droite, le toro serre et 2 désarmés successifs interviennent sur des derrotes du toro. 1/2 épée en place après pinchazo al encuentro et 3 descabellos.
Le 6 ème est le seul quatreno il s’avère compliqué malgré sa noblesse, et il a moins de transmission que ses frères ainés, notamment à gauche. Le nouvel échec à l’épée (tombée) enlève tout espoir de succès.
Une bonne tarde, animée, où on ne s’est pas ennuyé un seul instant: quand il y a des toros, il y a une corrida !

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Tarde dont on espérait beaucoup (lleno) et qui s’est terminée par 2 matadors et un banderillero à l’infirmerie.
Les toros de Fuente Ymbro très bien présentés avec des pitons astifinos, faisaient se poser quelques questions sur leur comportement: pour la plupart sans fixité à la cape, derrotant beaucoup à la muleta (d’où les blessures) et grattant le sable tout au long de la faena, cela laissait présager des lidias intéressantes et une tarde à étudier dans les écoles.
Paco Urena voit le premier sortir mansote et sans se fixer à la cape. Les piques sont poussées mais trasera et pompées. A droite le toro ne suit pas. Sa corne gauche parait meilleure mais la 2 ème série est accrochée. A l’estocade, la demie épée est en place mais la main droite est touchée par un derrote du toro, sans conséquences.
Roca Rey accueille un second qui parait un peu meilleur, mais sans plus de fixité. La première pique est spectaculaire la seconde plus légère. L’entame de faena à genoux par cambiada puis une série de derechazos porte sur la public. mais dès la seconde série de derechazos, le tendido 7 se manifeste faisant pression sur le maestro. Sur les naturelles suivantes le toro serre, et Roca Rey finit par se faire prendre : cornada qui le soulève puis chute sur la nuque et repris par un coup de corne à travers la manche! Il ira néanmoins donner une dernière série de derechazos devant le 7 (qui entendra une bronca de grande catégorie venue de tous les autres tendidos), avant de partir à l’infirmerie avec une oreille méritée. Le palco entendra aussi une bronca du 7 pour avoir accordé cette oreille (la pétition était largement majoritaire).
Victor Hernandez rencontre les mêmes problèmes son toro accueilli par des suertes variées à la cape va seul aux piques et sort suelto. Ses séries seront bien liées, meilleures les naturelles, mais ne régleront pas les hachazos du toro. Après des bernadinas risquées, l’estocade entière lui permettra de couper une oreille.
Les 3 toros suivants seront moins toréables encore et hormis le changement dans l’ordre de sortie, (Hernandez toréant le 6 ème en 5 ème position et Urena le 5 de Roca Rey en dernier) peu de choses à signaler, Au 4, Urena donne une faena classique en se croisant et en toréant de près, terminant par des naturelles à pieds joints.
Hernandez voit son puntillero pris au sol sur une chute et victime d’un coup de corne et lui -même, dans les naturelles suivantes, recevra un coup de plat de corne au visage qui aura sans doute des conséquences mais sans l’empêcher de terminer sa faena et de rester soutenir Urena au dernier toro.
Ce dernier était totalement intoréable pour Urena.

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Édito d’Octobre 2024  : Le lexique taurin se modernise par Daniel Garipuy

En matière de commentaires taurins, l’objectivité n’existe pas. A la sortie des arènes les avis sont en règle générale partagés, source de débats enflammés. Mais à quelques exceptions près, dont les deux revues françaises Toros et ToroMag, les reseñas de la presse taurine versent trop systématiquement dans le dithyrambe et dans l’atténuation de ce qui s’est passé comme si la réalité pouvait gêner. Pour certaines dont l’une des plus lues, Mundotoro, il suffit de savoir qui les finance pour le comprendre. Pour d’autres à l’audience plus limitée, on peut penser que leurs revisteros hésitent à se monter critiques vis-à-vis de leurs copains du mundillo, ou plus trivialement qu’ils sont soucieux de conserver leurs places dans le callejon.

Mais pour qui sait lire entre les lignes, quelques euphémismes nous mettent sur la voie. En voici un florilège qui pourrait nourrir un lexique taurin moderne.

Côté toreo

Toreo prudent : fuera de cacho et sur le pico,

Toréer sur les bordures : toréer fuera de cacho,

Le travail du torero n’a pas eu d’écho sur les étagères : on s’est ennuyé ferme,

Le toro ota toute transmission à son trasteo : le toro a dominé, le torero a été débordé.

Pour le moment de vérité

Estocade habile : julipié qui est au mieux bas, en fait le plus souvent un bajonazo,

Une lame plus efficace qu’orthodoxe : un vilain bajonazo,

Conclusion laborieuse : façon de passer sous silence le nombre d’estocades ratées,

Ou encore : le torero s’est un peu égaré les armes à la main, les aciers n’ont pas été exemplaires, la mort ne fut pas à la hauteur, une mise à mort approximative…

En matière de présentation et de comportement du toro

Toro commode de tête : un taureau cornicorto ou brocho,

Toro « très » commode de tête : soupçon avéré d’afeitado,

– Une variante, des défenses sans excès : un toro sans cornes,

Toro collaborateur : toro soso qui bouffe la muleta bêtement, on s’ennuie ferme,

Toro partenaire : comme le précédent. Aucune émotion. Où donc est l’éthique ?

Toro discret au cheval : toro peu ou pas piqué,

Toro modeste sous le cheval : même chose,

Manque de transmission : toro de jeu limité, de peu de fond, sans force ni combativité,

Toro juste de force : faible voire invalide,

Toro intoréable : toro qui se défend,

Le torero a indulté le toro : non, c’est le palco qui décide la grâce.

D’une façon systématique la faute d’une faena inaboutie est reprochée au toro et jamais au torero, la faute souvent à un toro qui n’offre pas d’options la préférence étant donnée à un toro qui sert, qualifié parfois de toro avec de la classe ce qui veut dire qu’il charge sagement la tête fixe.

Cette énumération est loin d’être exhaustive mais, derrière les mots, elle illustre et accompagne le glissement actuel vers l’affadissement du toro, vers le triomphalisme, in fine, vers la corrida spectacle.

Vous pouvez enrichir ce lexique des euphémismes, périphrases et autres litotes que vous rencontrez au fil de vos lectures.

N’hésitez pas à nous apporter vos contributions à l’adresse suivante:

mailto:etatsgenerauxdestauromachies@gmail.com

Daniel Garipuy

 

 

 

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Hommage à Roger Merlin

C’est à l’initiative de Vidal Perez Herrero, directeur des éditions Temple à Madrid qu’a été rendu un hommage à Roger Merlin qui fut président de la FSTF pendant 15 années.

Ce moment d’émotion et de convivialité a eu lieu le samedi 21 septembre 2024 à Bayonne en présence de Nicole Vergara sa compagne et d’une forte affluence dans les locaux de la Peña Taurine Côte Basque dont le président, Georges Lecloux, animait la soirée.

Accompagnaient Vidal et sont intervenus : Juan José Urquia, président de l’association des vétérinaires de Las Ventas, Olivier Baratchart, directeur des arènes de Bayonne, Diego Ramos, artiste peintre, François Zumbiehl, directeur culturel de l’Union Latine et moi même.

Vidal Perez Herrero avait aussi tenu à ce qu’un hommage d’amitié et d’afición à Roger figure en bonne place dans la AGENDA TAURINA 2024.

Gardons le contact !